Rencontres Transcultura dans le cadre du Dialogue culturel binational

A l’occasion du Dialogue culturel binational, financé par l’Union européenne, dans le cadre du Programme de Coopération binational, la Fondation Haïti Jazz et Caracoli ont proposé à Transcultura de réaliser des rencontres professionnelles caribéennes et européennes à Saint-Domingue. Les organisations ont travaillé conjointement pour inviter une vingtaine de structures, organisatrices d’événement culturel. 

Ces structures, venues de Bahamas, de la Barbade, du Belize, d’Haïti, de Saint-Kitts-et-Nevis, de Saint-Vincent-et-les Grenadines, de la République dominicaine, de Belgique, de Bulgarie, de France et d’Allemagne, ont échangé pendant trois jours, du 2 au 4 novembre 2022, pour améliorer les synergies, accéder à de nouveaux marchés et promouvoir une plus grande participation des Caraïbes aux événements culturels européens.

Dialogue culturel binational: base de données des organisations et événements

Dans le cadre du Dialogue culturel binational, une base binationale de données est réalisée par notre partenaire Sol Scène pour répertorier les organisations culturelles qui travaillent à l’international, dans chacun des deux pays, et les événements culturels majeurs où peuvent se produire les artistes. Cette base de données sera accessible en ligne sur le site du Dialogue culturel binational et des différents partenaires de mise en oeuvre.

Si vous dirigez une organisation culturelle, si vous produisez des événements artistiques ou si vous êtes artiste résidant en Haïti ou en République Dominicaine, nous vous invitons à remplir ce questionnaire pour les organisations et pour les artistes (cliquer sur le lien).

Le Dialogue Chocolat : une langue binationale

Deux incroyables maîtres chocolatiers, Definite Chocolate de République Dominicaine et Makaya chocolat de Haïti, se rencontrent et créent ensemble une collection de 3 chocolats, présentée pour la première fois au 2e Festival du Chocolat Dominicain, du 8 au 10 juillet 2022. 

Dans le cadre du Dialogue culturel binational* un gourmand « dialogue chocolat » s’est créé entre Definite Chocolate et Makaya Chocolat. Il combine l’histoire du cacao et celle des deux pays, à travers des recettes qui mettent en valeur ingrédients biologiques et traditions communes aux deux pays : café, noix de cajou et beurre d’arachide. Organisé dans le cadre du projet Dialogue culturel binational, financé par l’Union européenne et mis en oeuvre par la Fondation Haïti Jazz et Caracoli, également soutenu par Caribbean Export dans son appui à la chaîne de valeur Cacao, le projet de dialogue chocolat s’est trouvé accueilli également par le Festival du Chocolat Dominicain. 

Parce que la gastronomie permet de s’assoir autour d’une même table, elle fait partie intégrante des deux cultures et permet de les rassembler. C’est sur cette idée qu’a été conçue cette première activité gastronomique du Dialogue culturel binational autour du cacao. Le projet propose une collection unique et originale de trois chocolats créés par deux maîtres chocolatiers de l’île de Quisqueya, nom donné par les Indiens Tainos à leur terre, aujourd’hui partagée entre Haïti et la République Dominicaine, qui sera présentée au Festival du Chocolat Dominicain, dont la 2e édition se tiendra en partie à Agora du 8 au 11 juillet 2022. 

La collection Quisqueya sera présentée le samedi 9 juillet à 4 pm par les deux chocolatiers, au centre commercial Agora de Santo Domingo, où sont attendus des milliers de visiteurs. 

Un patrimoine gastronomique commun 

Le cacao était présent dans les Caraïbes avant l’arrivée de Christophe Colomb. Mais la boisson qu’on en tirait avait un goût amer. Les Européens y ajoutèrent du sucre de canne et des épices pour en faire une boisson acceptable, devenue traditionnelle dans la culture gastronomique de l’île entière. Aujourd’hui, sa transformation est une affaire de spécialistes, où Dominicains et Haïtiens excellent désormais, et vont pouvoir le montrer ensemble. 

La rencontre de deux professionnels passionnés 

Jens Kamin, Definite Chocolat (République Dominicaine – Santo Domingo) et Ralph Leroy, Makaya Chocolat (Haïti – Port-au-Prince) (dossier photo les 2 maestros), se rencontrent sous l’impulsion du projet Dialogue culturel binational et imaginent ensemble une collection de chocolats binationaux, dont les ingrédients proviennent tous dialogueculturelbinational.com IG : Dialogo_cultural_binational FB : Dialogue Culturel Binational 

de l’île et font partie de la tradition et de l’art de vivre local de chaque pays. Outre le Cacao, ils intègrent ainsi les noix de cajou, le café et le manba (ou maní en RD). 

Après plusieurs rencontres virtuelles d’élaboration en février et mars 2022, les maîtres chocolatiers se retrouvent en mai 2022, dans le laboratoire de Definite Chocolate, pour concrétiser leurs recettes et partager leurs savoir-faire, du choix des cabosses, puis des fèves au tempérage, en passant par la torréfaction et le mélange savant des ganaches. 

QUISQUEYA Collection 

Ainsi est née la collection de 3 chocolats aux goûts de l’île et de ses deux peuples, avec des noms évocateurs des origines et du patrimoine commun des Haïtiens et des Dominicains : les Tainos. 

Les trois tablettes s’inspirent des noms des Caciques de l’île de Quisqueya qui gouvernaient les caciquats, qui sont toujours aujourd’hui des provinces productrices de cacao : 

Guacana, inspiré de Guacanarix, le cacique de Marien (ord d’Haïti et Nord-ouest de RD) : un chocolat qui s’enrichit d’une pointe de café de nos mornes. 

Guario, inspiré de Guarionex, cacique de Magua (région centrale de l’île) fourré d’une ganache d’arachide. 

Caya, qui tient son nom du cacique Cayacao, du caciquat de Higuey, (autre partie de l’île productrice de cacao, à l’extrême est) : un chocolat délicieusement parfumé aux noix de cajou, et enrichi d’éclat de noix. 

La Collection Quisqueya a été développée par Definite Chocolate et Macaya Chocolat, d’après une idée originale de Stéphanie Armand (Le Goût d’Haïti), Nota Bene Conseil, qui met en oeuvre la partie Gastronomie du Dialogue culturel binational. 

Ce projet a également été soutenu par Caribbean Export et Sunrise Airways, et couronné par l’invitation du Portal del Chocolate Dominicain, à participer au 2e Festival dominicain du Chocolat. 

Dialogue culturel binational : Dans le cadre des actions de l’Union européenne visant à renforcer les connaissances mutuelles et la coopération binationale entre la République d’Haïti et la République dominicaine, le projet « Dialogue culturel binational / Diálogo cultural binacional est mis en oeuvre par la Fondation Haïti Jazz et l’association Caracoli, et a pour mission de renforcer la collaboration binationale dans le domaine de la culture et de la presse, en facilitant la compréhension mutuelle entre acteurs des deux pays. Les institutions des deux pays sont impliquées dans ce Programme de Coopération binationale soutenu par l’Union européenne. Rendez-vous sur le site pour plus d’information. 

Dialogue culturel binational : des groupes à l’unisson

Rara haïtiens et Gagá dominicains se sont rencontrés du 4 au 7 juin en République Dominicaine dans le cadre du projet « Dialogue Culturel Binational », qui vise à renforcer la collaboration binationale dans le domaine de la culture et de la communication. 

Lundi 6 juin 2022, c’est une véritable fête qui a clôturé cette rencontre de 48 heures. La petite cour du Portal de la Cultura, dans la zone coloniale de Santo Domingo, était bondée et l’ambiance très festive entre le Gagá La 30 de San Pedro de Macoris et le rara Follow Jah de Pétion-ville. Entendre les musiciens dominicains entonner les chants créoles, et les tambours et vaccines des deux pays ne former qu’un seul rythme, traduisait avec brio le succès de ce dialogue binational, entamé la veille entre les formations des deux pays. Plus tôt, dans l’après-midi, rara et gagá avaient conjugué leurs savoirs au cours d’un atelier dans ce même lieu. 

Un séminaire, au Musée d’Art Moderne, avait réuni le matin même, les représentants des rara et gagá, chercheurs et étudiants autour d’un panel constitué de Dagoberto Tejeda, Carlos Andujar, Roldán Mármol (République dominicaine), Jean-Mozart Féron, Jean Sergo Louis (Haïti). C’était l’occasion de revenir sur l’histoire et le présent de ces bandes si particulières à l’île.

Présent dans l’ensemble du territoire haïtien, le Rara adopte des formes variées qui lui valent d’être inscrit, depuis 2019, sur le Registre du Patrimoine Culturel Immatériel Haïtien du Ministère de la Culture, en tant que « Rara et ses différentes manifestations territoriales ». Aux côtés des formes les plus traditionnelles qui perdurent dans les campagnes haïtiennes, on trouve désormais une multiplicité de pratiques qui varient en fonction du contexte, de l’instrumentation, de la période de sortie ou encore des parts du festif et du religieux.  

En République dominicaine, arrivé au début du XXème siècle avec les ouvriers agricoles haïtiens de la canne à sucre, le Rara a évolué de manière autonome pour devenir une manifestation culturelle à part entière de la culture populaire dominicaine dénommée Gagá. Cette expression culturelle désormais commune aux deux pays permet de mettre en évidence leur histoire partagée, l’attachement des populations à leurs traditions et la lutte pour la reconnaissance de leurs droits culturels.

Dimanche 5 juin, la délégation haïtienne arrivée à San Pedro de Macoris, à l’Est de Santo Domingo était accueillie par les organisateurs dominicains, les fondations Cofradía et Funtepod, autour du Gagá La 30. 

C’est en réponse à l’appel à propositions « Échanges entre citoyens dans les domaines de l’éducation, de la culture et du sport », lancé par l’Union européenne dans le cadre du programme de coopération binationale, que deux entités haïtiennes, la Fondation Haïti Jazz et l’Association Caracoli, ont proposé le projet « Dialogue Culturel Binational / Diálogo Cultural Binacional », et inclus cette expression culturelle commune aux deux pays qui met en évidence leur histoire partagée.

Fin juillet, ce sera au tour d’Haïti d’accueillir ces rencontres. Une opportunité unique pour les musiciens, les chercheurs et les étudiants d’échanger sur cette tradition populaire commune aux deux pays de l’île.

Photos Pierre Michel Jean

Vidéo Piso Tres Creativa

Dialogue culturel binational: quand les rara/gagá se rencontrent

Haiti/République Dominicaine, le 23 mai 2022 : Rara haïtiens et Gagá dominicains se rencontrent du 4 au 7 juin en République Dominicaine dans le cadre du projet « Dialogue Culturel Binational », qui vise à renforcer la collaboration binationale dans le domaine de la culture et de la communication. Fin juillet ce sera au tour d’Haïti d’accueillir ces rencontres. Une opportunité unique pour les musiciens, les chercheurs et les étudiants d’échanger sur cette tradition populaire commune aux deux pays de l’île.

Le dimanche 5 juin, la délégation haïtienne qui participe à cet échange culturel sera accueillie en République dominicaine à San Pedro de Macoris, à l’Est de Santo Domingo par les organisateurs dominicains, les fondations Cofradía et Funtepod, autour du Gagá La 30. 

Le lendemain, lundi 6 juin, à Santo Domingo, représentants des rara et gagá, chercheurs et étudiants se retrouveront au Musée d’Art Moderne pour un séminaire. 

Celui-ci sera suivi d’un atelier de percussion et d’une démonstration des rara/gagá dans la zone coloniale de la capitale dominicaine.

Présent dans l’ensemble du territoire haïtien, le Rara adopte des formes variées qui lui valent d’être inscrit, depuis 2019, sur le Registre du Patrimoine Culturel Immatériel Haïtien du Ministère de la Culture, en tant que « Rara et ses différentes manifestations territoriales ».

En République dominicaine, arrivé au début du XXème siècle avec les ouvriers agricoles haïtiens de la canne à sucre, le Rara a évolué de manière autonome pour devenir une manifestation culturelle à part entière de la culture populaire dominicaine dénommée Gagá.

C’est en réponse à l’appel à propositions « Échanges entre citoyens dans les domaines de l’éducation, de la culture et du sport », lancé par l’Union européenne dans le cadre du programme de coopération binationale, que deux entités haïtiennes, la Fondation Haïti Jazz et l’Association Caracoli, ont proposé le projet « Dialogue Culturel Binational / Diálogo Cultural Binacional », et inclus cette expression culturelle commune aux deux pays qui met en évidence leur histoire partagée.

La délégation haïtienne en visite en République Dominicaine est composée de : 

  • Bande à pied Follow Jah (14 membres).
  • Kesler Bien-Aimé, responsable de la culture à la Commission nationale de coopération avec l’UNESCO.
  • Jean-Mozart Féron, universitaire (depuis le Canada)
  • Jean Sergo Louis, universitaire
  • Eliezer Guerisme, chargé de production Caracoli
  • Pascale Jaunay, directrice Caracoli
  • Pierre Michel Jean, photographe
  • Pascal Joseph, président de la bande à pied Follow Jah
  • Victor Pascal, dirigeant du Rara Vapeur de Florida
  • Junior Ulysse, dirigeant du Rara Sainte Rose Gros Bœuf, et président de l’Union des Raras de Léogâne (URAL).

Télécharger le dossier de presse ici

Dans la presse :

Accélérateur de festivals CIIF-CDB

Mercredi 30 mars a eu lieu la première session de formation dans le cadre de l’Accélérateur de festivals CIIF-CDB mis en œuvre par la fondation CASELI et les associations Caracoli et Tamise. Jhonson Vilson, de la fondation CASELI/HaitiStartUpTalent a présenté le modèle économique de l’entreprise aux participants qui ont suivi la séance en présentiel et à distance. L’Accélérateur de festival CIIF-CDB encadre 10 festivals (30 participants) jusqu’au 30 juin dans le but de créer des modèles de festival évolutifs, reproductibles et lucratifs.

Mercredi 6 avril, l’Accélérateur de festivals CIIF-CBD a tenu sa deuxième séance de formation sur la proposition de valeur, réalisée par Jhonson Vilson, de la fondation CASELI/Haiti Start Up Talent dans le cadre du partenariat avec les associations Caracoli et Tamise. Celles-ci entameront les modules plus spécifiquement liés à la gestion culturelle à partir du mercredi 13 avril. Pendant 3 mois, l’Accélérateur de festival CIIF-CDB permettra aux 30 participants d’améliorer leur proposition de festivals en croisant les perspectives entrepreneuriales et culturelles.

La première séance sur la gestion culturelle a eu lieu le mercredi 13 avril dans les locaux du Centre culturel Pyepoudre, généreusement mis à la disposition de l’Accélérateur de festivals CIIF-CDB.La séance a porté sur l’analyse du marché des Industries Culturelles et Créatives en Haïti. Milena Sandler de la Fondation Haïti Jazz a exposé les expériences de commercialisation réalisées au sein du Festival International de Jazz de Port-au-Prince (PapJazz) depuis sa fondation tandis que Judith Michel, de Umanum, a élargi la réflexion à d’autres domaines du secteur culturel en Haïti, en tenant compte des évolutions en cours.

Jusqu’à présent, les institutions publiques locales et internationales sont les principales sources de financement des festivals culturels. A quelle logique obéissent-elles ? Comment concevoir et présenter un projet qui puisse répondre à leurs attentes ? Les intervenants de la séance du 20 avril, Pascale Jaunay, de l’association Caracoli et Gary Lubin, de l’association Tamise, ont partagé leurs connaissances sur le sujet.

Jhonson Vilson est un des intervenants mandatés par la Fondation CASELI dans le cadre de l’Accélérateur de festivals CIIF-CDB. Jhonson Vilson est détenteur de maîtrise en Finance d’entreprise et en management des ONG et Associations. Il a 13 ans d’expérience dans la création et la gestion des entreprises en Haïti. Il est notamment spécialisé dans le développement des plans d’affaires et la réalisation d’études de marché et d’études de faisabilité des projets de développement économique. Pour l’Accélérateur de festivals CIIF-CDB, c’est lui qui a réalisé les séances sur le modèle économique de l’entreprise, la proposition de valeur et le plan d’affaires.

Toujours dans l’idée d’élaborer un modèle économique pour les festivals, la séance du mercredi 4 mai s’est attardée sur les relations avec les partenaires privés, notamment les compagnies susceptibles de sponsoriser les activités culturelles en Haïti. Après les clarifications apportées par Pascale Jaunay sur les séances antérieures, Laurence Magloire a partagé son expérience au sein de la fondation MWÈM et de Fast Forward avec le Festival de l’Amitié, Sinema Anba Zetwal, Mobicine, MWÈMtv, etc.

La séance du mercredi 11 mai a porté sur la communication spécifique aux festivals, grâce aux interventions de Milena Sandler de la Fondation Haïti Jazz et de Karl Foster Candio de la Fondation Connaissance et Liberté (FOKAL). Une séance supplémentaire autour du marketing complètera les modules sur la communication dans le cadre de l’Accélérateur de Festivals CIIF CDB et les participants se livreront bientôt à des exercices de communication sur les réseaux sociaux.

Après plusieurs séances portant sur la planification des festivals, la rédaction de rapport, le droit d’auteur et le développement de réseaux culturels d’une part, ainsi que la comptabilité, le marketing, les contrats, l’impact social et la préparation au pitch, pour la partie entrepreneuriale, les participants ont présenté leur pitch final le 30 juin 2022.

L’accélérateur de festivals s’est ainsi terminé le jeudi 30 juin dans les locaux de Haiti Start Up Talent, avec une séance de pitch final en présence d’un jury de quatre membres : Edouard Latortue de UNDH, Jessica Méridien de BRANA, Josué Pierre Paul de NATCOM, Jean Max Voigt de la Compagnie des Tabacs Comme il faut, ainsi que des responsables de la fondation Caseli et des associations Tamise et Caracoli. Tour à tour, les participants des 10 équipes ont présenté leur festival et le plan de sponsorisation correspondant, et ils ont répondu aux questions des membres du jury. 

L’accélérateur de festivals CIIF-CDB était mis en œuvre par la fondation Caseli et les associations Tamise et Caracoli, en collaboration avec la FOKAL et la Caribbean Development Bank.

Photo HST / Phednerson Larose

Clôture du Programme AROCH

Pétion-Ville le 1 avril 2022 – Pour marquer la clôture du programme AROCH « Action pour le Renforcement des Organisations Culturelles Haïtiennes », les responsables du programme, Fondation Haïti Jazz (demandeur principal) et Caracoli (codemandeur) ont invité, ce 31 mars,  l’ensemble des entités haïtiennes bénéficiaires de subvention ainsi que les partenaires du programme et les membres de la presse, à se réunir autour d’un cocktail au restaurant La Réserve à Pétion-Ville. 

Le programme AROCH, financé à travers l’Union européenne dans le cadre de son programme de renforcement de la société civile, a débuté en avril 2020 avec les objectifs suivants :

  • Renforcement des capacités professionnelles des opérateurs culturels et des techniciens son et lumière
  • Renforcement des capacités opérationnelles des organisations à travers la mise en œuvre de leurs événements culturels 
  • Valorisation des femmes à des postes de décision 
  • Sensibilisation à la gestion écoresponsable des événements culturels 
  • Constitution de réseaux professionnels

En 2 ans, le programme AROCH a eu les résultats suivants :

17 organisations œuvrant dans divers secteurs de la culture ont bénéficié d’un soutien financier pour l’organisation de leur événement culturel et/ou le renforcement de leurs activités, d’un suivi technique et administratif, et leurs représentants ont reçu, le cas échéant, des formations à Port-au-Prince, Jacmel, Cap Haïtien et Cayes (avec le soutien de l’Ambassade de Suisse en Haïti), en procédures administratives et comptables, organisation d’événement, techniques de son et lumière, étayées par 3 manuels didactiques ou documents de référence.

  1. Alliance française du Cap-Haïtien
  2. Alliance française de Jacmel
  3. Association 4 Chemins 
  4. Ayitidans
  5. Ayiti Mizik 
  6. Ayiti Vèt 
  7. Azuei 
  8. Brigade d’intervention théâtrale Haïti
  9. Centre d’Art 
  10. Sine Nouvèl
  11. Fondation AfricAméricA  
  12. Fondation Mwèm 
  13. Foudizè 
  14. Jacmel Jazz festival 
  15. Kolektif 2 dimansyon (K2D)
  16. Les Rescapés 
  17. Théâtre Toupatou 

AROCH en chiffre, c’est :

  • 23 projets culturels (danse, art visuel, musique, théâtre / théâtre forum, photographie, cinéma et vidéo) ont été renforcés à travers leurs structures.
  • 140 professionnel.les au niveau national ont bénéficié de formations en gestion culturelle et en procédures administratives et comptables à Port-au-Prince, au Cap-Haïtien, à Jacmel et aux Cayes (avec le soutien de l’Ambassade de Suisse en Haïti). 
  • 37 professionnel.les du son et de la lumière, sélectionnés au niveau national, en provenance de 5 départements, sur 3 niveaux (débutant, intermédiaire et avancé), ont bénéficié de formation technique et de stage pratique en Haïti (PAPJAZZ), et en France.
  • 40% des opérateurs bénéficiaires sont des femmes.
  • La majeure partie des événements bénéficiaires du projet ont intégré au moins 1 principe écoresponsable dans la mise en œuvre de leur activité, en remplaçant les éléments de promotion en papier par l’utilisation d’éléments de promotion dématérialisés sur les réseaux sociaux.
  • 4 réseaux ont été mis en place : 

1 réseau général AROCH, 1 réseau spécifique à Jacmel, 1 réseau spécifique au Cap Haïtien, et 1 autre réseau à travers le projet Zikonnect (monétisation et promotion de la musique en ligne) à travers Ayiti Mizik. En tout, près de 200 opérateur.trice.s, artistes et organisations sont en réseau et partagent des informations.

Photo : Valérie Baeriswyl 

Restitution de la résidence artistique binationale « Carnaval et traditions »

Santo Domingo, le 25 mars 2022 : C’est le 24 mars qu’a été présentée la restitution de la première activité du “Dialogue culturel binational”. Le fruit de cette résidence artistique, initiée par le programme « Dialogue culturel binational / Diálogo cultural binacional », conçu et mis en œuvre par la Fondation Haïti Jazz et l’association Caracoli, dans le cadre du programme de coopération binationale financé par l’Union européenne, est un beau succès d’équipe. Outre les 5 marionnettes géantes de Carnaval, cet événement de restitution à la Quinta Dominica donne lieu à une exposition des photos des ateliers, ainsi qu’à la projection du documentaire sur le projet dans son ensemble.

En janvier 2022 – Luis Rivas, de la République dominicaine, et Louvenson Saint Juste, d’Haïti – ont réuni un groupe de dix artistes émergents dans un atelier d’art dans la ville dominicaine de San Cristobal afin d’explorer les moyens novateurs de célébrer les Carnavals séculaires des deux pays. Quelque temps plus tard, en prélude au carnaval, certaines des œuvres créees en République Dominicaine, ont voyagé pour aller trouver Ernst Payen (Papouche), artiste plasticien de Jacmel, afin qu’il y apporte sa touche artistique.

Les artistes des deux pays ont échangé leurs savoirs et leurs approches pour intégrer des matériaux recyclés dans leurs masques et costumes de Carnaval. Le résultat, haut en couleur, était aussi un message en faveur du recyclage, d’une plus grande durabilité et d’une meilleure protection des ressources environnementales des îles des Caraïbes. Que ce soit à Jacmel ou à San Cristobal, les participants aux ateliers de création ont utilisé des sacs et des bouteilles en plastique, du verre, des textiles et du métal, et d’autres déchets, pour créer ces magnifiques marionnettes qui ont été intégrées dans les défilés de Carnaval à Jacmel, en Haïti, et de Saint-Domingue, en République Dominicaine.

Cette résidence artistique constituait la première expérience de cette « saison culturelle » binationale. Elle met en lumière, avec force, les riches héritages culturels et artistiques des deux nations et jette des ponts par le biais de l’art, du Carnaval et d’un amour partagé pour l’île qui nous sert de foyer. Quelle plus belle manifestation de cette collaboration culturelle que ce résultat concret, vibrant et créatif qui s’expose dans l’événement le plus populaire des cultures caraïbes ! 

Dans la presse :

Accélérateur de festivals CIIF-CDB : résultats de l’appel à candidatures

La Fondation Caseli et les associations Caracoli et Tamise sont heureuses d’annoncer les résultats de l’appel à candidatures pour l’Accélérateur de festivals proposé dans le cadre du Fonds d’innovation pour les industries culturelles et créatives (CIIF) de la Banque Caribéenne de Développement.

1) Atelier Soleil

2) BITH Haïti

3) Festival Cinecolo-Haïti

4) Collectif pour la Promotion des Arts Urbains et de l’Art (CPAUAC)

5) Association Foudizè Théâtre

6) Jacmel Jazz festival

7) Asosyasyon Kiltirèl Krèm-Lank

8 ) MOLICAJ

9) Òganizasyon pou Promosyon Rad Ayisyen (OPPRA)

10) Vive Haiti Livres

Nous félicitons ces organisations et nous prendrons contact avec elles très prochainement pour leur communiquer le détail des activités.

Appel à candidatures pour l’accélérateur de festivals CIIF-CDB

La Fondation Caseli et les association culturelles Caracoli et Tamise publient aujourd’hui l’appel à candidatures pour l’accélérateur de festivals qu’elles mettent en œuvre conjointement, dans le cadre du Fonds d’innovation pour les industries culturelles et créatives (CIIF) de la Banque Caribéenne de Développement.

Concept issu du monde de l’entrepreneuriat, un accélérateur est un programme d’accompagnement proposé aux entreprises existantes pour leur permettre d’atteindre une phase supérieure de développement, en leur offrant formation, conseil et financement. Pour la première fois en Haïti, des professionnels expérimentés de la gestion et des affaires s’associent à des experts du monde culturel pour concevoir une formation permettant aux organisateurs de festivals de développer leur réflexion et leur assise commerciale : l’accélérateur de festivals du CIIF-CDB.

Pendant 4 mois, les 10 équipes sélectionnées (3 personnes par équipe) recevront une formation gratuite, à raison de 5 heures par semaine, réalisée par des professionnels reconnus, et couvrant les thèmes spécifiques de la gestion entrepreneuriale et du secteur culturel. Ils bénéficieront d’un réseau de mentors qui suivront leur progression jusqu’à la fin du programme, où des prix récompenseront les équipes les plus performantes.

L’appel à candidatures pour l’accélérateur de festivals du CII-CDB est ouvert jusqu’au 28 février sur le lien suivant : https://forms.office.com/pages/responsepage.aspx?id=QnxPvmXl5kC4HP3wGvySDBrnLt_OIQdNt7Nnw1LNgURUMDIwWUlMSlJXWFg1QUxQMDJPOUM0TlU4MS4u

Plus d’informations :

Caseli :

Depuis 2018, la Fondation CASELI (Centre d’Appui et de Services pour les Entreprises Locales et Internationales) se consacre au développement de l’entrepreneuriat rural et du leadership innovant, en fournissant des services de conseil, pour construire des moyens de subsistance durables en Haïti. Elle agit en tant qu’opérateur local pour appuyer les entreprises agro-industrielles, Petites et Moyennes Entreprises (PME) et MPME. 

Elle met en œuvre des incubateurs d’entreprise sous la bannière Haïti Start Up Talent.

Caracoli :

Engagée initialement dans le secteur musical et la représentation internationale de groupes musicaux haïtiens, l’association Caracoli a étendu son expertise dans le domaine culturel à travers la connaissance des industries culturelles et créatives, la conception et mise en œuvre de projet culturel et le renforcement des organisations culturelles haïtiennes. Elle collabore avec Tamise pour l’organisation des Rencontres des Musiques du Monde.

Tamise :

Reconnue par le Ministère de la Culture et de la Communication en 2000, Tamise est une association culturelle sans but lucratif dirigée par Gary Lubin, opérateur culturel, promoteur d’artistes et réalisateur de spectacles. Les principaux objectifs de l’association sont la promotion de la culture haïtienne et la stimulation des échanges culturels internationaux avec Haïti. L’association Tamise organise  depuis 8 ans le Festival Rencontres des Musiques du Monde.

Fonds d’innovation pour les industries culturelles et créatives (CIIF) : è

Dirigé par la Banque de Développement des Caraïbes (CDB), le CIIF a été conçu comme un fonds multilatéral afin de soutenir le développement du secteur des Industries Créatives (IC). Le CIIF Haïti est un programme de financement et d’assistance technique dédié spécifiquement à la République d’Haïti afin d’accroître la compétitivité des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) en commençant par les sous-secteurs des arts visuels, des festivals et de la mode. Il est mis en œuvre en collaboration avec la Fondation Connaissance et Liberté (FOKAL).

Dans la presse: