Les troubadours Boulpik fêtent les 100 ans du costaricien Walter Ferguson

A l’occasion du centenaire de la naissance de Walter Ferguson, les troubadours Boulpik ont participé à une compilation discographique réunissant des artistes d’une douzaine de pays qui reprennent les œuvres du plus célèbre des calypsoniens du Costa Rica.

Figure emblématique du calypso costaricien, né au Panama, en mai 1919, Walter Ferguson a vécu toute sa vie dans le village de Cahuita, sur la côte orientale du Costa Rica, dont il a adopté la nationalité. Il est l’auteur de nombreux succès qui décrivent la vie quotidienne de la côte caribéenne du Costa Rica, peuplée en partie de communautés anglophones originaires des Antilles. Musicien autodidacte, il enregistrait lui-même ses compositions sur des cassettes vierges qu’il vendait aux touristes de passage. Plus de 200 titres originaux seraient ainsi dispersés sur des centaines de cassettes à travers le monde. 

A partir des années 80, Walter Ferguson enregistre aussi des disques diffusés aux Etats-Unis et dans le reste du pays, où il éveille la curiosité de nombreux musiciens. Parmi eux, Manuel Monestel, directeur du groupe Cantoamérica, grand admirateur de Walter Ferguson, qui a pris l’initiative d’inviter ses amis de par le monde pour rendre hommage à cet artiste exceptionnel.

Dirigée et produite par Manuel Monestel, la compilation Cien años de calypso réunit ainsi, en plus de Boulpik et de Cantoamérica, les artistes : Jorge Drexler (Uruguay), Inti Illimani (Chili), Javier Ruibal (Espagne), Devon Seale (Trinidad et Tobago), Leandro Maia y DNA Urbano (Brésil), Patricia Saravia (Pérou), Marcel Padey (Bénin), Lenchito Sax (Honduras), et du Costa Rica, Deborah Dixon, Editus, Infibeat et Kawe Calypso.

A noter qu’en 2018, l’Assemblée législative du Costa Rica, avait déclaré le 7 mai – date anniversaire de don Walter – Journée Nationale du Calypso.

Que de cadeaux pour un centenaire !

(Remerciements à l’Institut Français en Haïti)

Plus d’informations: Walter Ferguson, El periódico de Costa Rica, La República

Les troubadours Boulpik à l’Institut Français en Haïti, vendredi 20 juin 2014, au retour de leur première tournée européenne

BOULPIK_4442 - smallLes troubadours Boulpik sont rentrés vendredi dernier, 13 juin, de leur première tournée européenne, organisée à l’occasion de la sortie de leur album Konpa Lakay sur le label Lusafrica.

Pendant plus de deux semaines, du 23 mai au 8 juin, Boulpik s’est produit en France et aux Pays-Bas devant des publics variés : concerts dans les théâtres, ateliers dans les écoles et prestations en plein air dans les festivals « Musiques Métisses » d’Angoulême et « Music Meeting » de Nimègue. A chaque fois, Boulpik a su séduire son public, l’entraînant dans la danse et l’invitant avec succès à reprendre ses refrains en chœur.

Pendant ce temps-là, la presse européenne a accordé un accueil très favorable au premier CD du groupe, sorti au début du mois de mai, sur le label Lusafrica, connu pour avoir fait découvrir au monde entier les talents de la capverdienne Cesaria Evora ou du cubain Polo Montañez.

Le Monde salue « le charme musical de Boulpik », tandis que Libération prédit que « l’on n’a pas fini de parler de leur musique twoubadou ».
A Paris, le groupe a été reçu par RFI (émission « La bande passante »), Africa n°1, Radio Nova, Radio Outre-Mer Première, Espace FM et Tropiques FM.
Boulpik espère maintenant que le public haïtien, la presse et les institutions concernées seront aussi sensibles à son travail de plus de dix ans matérialisé dans ce premier CD. Le groupe sera en vente-signature à l’Institut Français en Haïti, le vendredi 20 juin, à 7hpm (entrée libre).

Il joue tous les dimanches après-midi à l’hôtel Visa Lodge de 12hpm à 4hpm.

photo : Thomas Simoen

Sur le net :
– Haïti Libre : Boulpik de retour de sa première tournée européenne
– Haitimag : Les troubadours Boulpik à l’Institut Français en Haïti
– Le Nouvelliste : Les remous de l’actualité du jeudi 19 juin 2014

Les troubadours BOULPIK en tournée européenne pour la sortie de « Konpa Lakay »

BOULPIK_4386Ce 12 mai sort le premier album des troubadours Boulpik chez Lusafrica.

Après avoir rencontré le producteur José Da Silva à l’occasion des Rencontres des Professionnels de la musique, organisées par la Fondation Haïti Jazz, Caracoli et l’Institut Français en Haïti, en janvier 2012, le groupe de troubadours Boulpik a eu l’opportunité d’enregistrer son premier CD: « Konpa Lakay ».

L’album a déjà reçu un bon accueil de la presse étrangère. Le magazine anglais fROOTS le classe dans sa playing list du mois d’avril et le journaliste Ian Anderson d’ajouter dans sa chronique : « Une voix lead puissante et des chœurs harmonieux, un rythme joyeusement contagieux, une production excellente qui, pour la variété, insère judicieusement des musiciens invités, sur deux ou trois pistes, à l’accordéon, au violon et à la guitare électrique, tout cela donne un album magnifique que l’on peut écouter en boucle avec le son bien fort pour une bonne humeur garantie. »

A Port-au-Prince, le groupe continue de répéter pour préparer pour sa première tournée européenne qui le verra notamment jouer en France, au festival Musiques Métisses d’Angoulême, et aux Pays-Bas, du 20 mai au 13 juin prochain.

La vidéo du titre phare « Nèg Dafrik » sera bientôt diffusée sur les chaînes de télévision haïtiennes, et le lancement de l’album est prévu après le retour du groupe, au mois de juin. Boulpik animera un bal-troubadour à l’Institut Français en Haïti le vendredi 20 juin à 7hpm.

En attendant, le Boulpik continue de jouer tous les dimanches après-midi à l’hôtel Visa Lodge.

Plus d’info :
www.lusafrica.fr
www.facebook.com/Boulpik.Official

Photo : Thomas Simoen

Sur le net :
– RFI: le kompa roots de Boulpik
– RFI: Haïti chez Erol Josué et Boulpik, immersion dans le vaudou et le konpa haïtiens
– HPN: les troubadours Boulpik seront en tournée en Europe
– Alterpresse : les troubadours Boulpik sortent leur premier album
– Outre-mer 1ère : Boulpik, la mélopée nostalgique des troubadours d’Haïti

Sortie du CD « Konpa Lakay » de Boulpik chez Lusafrica

BOULPIK album visualLe CD « Konpa Lakay » des troubadours Boulpik, produit par Lusafrica, sortira le 12 mai prochain.

Fondé à Port-au-Prince depuis une dizaine d’années, le groupe Boulpik perpétue la tradition quasiment révolue des musiciens de rue, animateurs des places publiques et des fêtes privées. Il interprète principalement du konpa, musique de danse apparue dans les années 50, auxquels son instrumentation acoustique donne un aspect artisanal, un son « maison » qui est aussi le son du pays : c’est le KONPA LAKAY.

En effet, en dépit d’une influence notable du son cubain, rapporté par les coupeurs de canne haïtiens qui, au début du XXème siècle, travaillaient sans relâche d’une île à l’autre, les troubadours incarnent quelque chose propre à l’identité haïtienne, un cocktail rustique des plaisirs simples du quotidien, associé à une tendresse teintée de nostalgie envers une patrie maltraitée à plus d’un titre. Boulpik, dont le nom évoque la précision avec laquelle une bille atteint sa cible, vise ici juste, que ce soit dans le souvenir de la province de Jérémie, auxquels nos six musiciens adressent une déclaration d’amour, ou dans la reprise du groupe Tabou Combo, Lakay, où le chanteur Shoubou, établi à New York, raconte avec émotion son premier retour au pays.

Pour élaborer ce son « pays » Boulpik fait le choix d’associer deux banjos, préférés à la guitare pour leur puissance sonore, la manouba (marimbula), caisse de bois munie de lamelles métalliques qui fait office de basse, et des percussions, tambour et kaskayèt (claves). La voix souple et toujours alerte du chanteur principal mène le tout avec une aisance quasi féline, passant sans effort du groove de Nèg Dafrik à la mélancolie de Si lavi te fasil. Autant d’ingrédients simples pour une recette à l’efficacité éprouvée.

Mais la richesse du répertoire de Boulpik témoigne aussi d’une époque plus heureuse où chacun de ces orchestres amateurs offrait ses propres compositions en plus d’une multitude de titres en partage. Elle rappelle également les années fastes du tourisme haïtien, illustrées ici par la balade canadienne, Je Reviens Chez Nous, curieusement tropicalisée pour mieux séduire les visiteurs venus du Nord.

Les temps ont changé, les touristes se font rares, mais Boulpik continue de chanter l’amour et l’attachement au pays, les difficultés du quotidien et la tentation de l’exil, la persévérance du musicien dans un milieu défavorable et l’espoir irraisonné d’un meilleur avenir.

Plus d’info:
Lusafrica
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