Le Dialogue Chocolat : une langue binationale

Deux incroyables maîtres chocolatiers, Definite Chocolate de République Dominicaine et Makaya chocolat de Haïti, se rencontrent et créent ensemble une collection de 3 chocolats, présentée pour la première fois au 2e Festival du Chocolat Dominicain, du 8 au 10 juillet 2022. 

Dans le cadre du Dialogue culturel binational* un gourmand « dialogue chocolat » s’est créé entre Definite Chocolate et Makaya Chocolat. Il combine l’histoire du cacao et celle des deux pays, à travers des recettes qui mettent en valeur ingrédients biologiques et traditions communes aux deux pays : café, noix de cajou et beurre d’arachide. Organisé dans le cadre du projet Dialogue culturel binational, financé par l’Union européenne et mis en oeuvre par la Fondation Haïti Jazz et Caracoli, également soutenu par Caribbean Export dans son appui à la chaîne de valeur Cacao, le projet de dialogue chocolat s’est trouvé accueilli également par le Festival du Chocolat Dominicain. 

Parce que la gastronomie permet de s’assoir autour d’une même table, elle fait partie intégrante des deux cultures et permet de les rassembler. C’est sur cette idée qu’a été conçue cette première activité gastronomique du Dialogue culturel binational autour du cacao. Le projet propose une collection unique et originale de trois chocolats créés par deux maîtres chocolatiers de l’île de Quisqueya, nom donné par les Indiens Tainos à leur terre, aujourd’hui partagée entre Haïti et la République Dominicaine, qui sera présentée au Festival du Chocolat Dominicain, dont la 2e édition se tiendra en partie à Agora du 8 au 11 juillet 2022. 

La collection Quisqueya sera présentée le samedi 9 juillet à 4 pm par les deux chocolatiers, au centre commercial Agora de Santo Domingo, où sont attendus des milliers de visiteurs. 

Un patrimoine gastronomique commun 

Le cacao était présent dans les Caraïbes avant l’arrivée de Christophe Colomb. Mais la boisson qu’on en tirait avait un goût amer. Les Européens y ajoutèrent du sucre de canne et des épices pour en faire une boisson acceptable, devenue traditionnelle dans la culture gastronomique de l’île entière. Aujourd’hui, sa transformation est une affaire de spécialistes, où Dominicains et Haïtiens excellent désormais, et vont pouvoir le montrer ensemble. 

La rencontre de deux professionnels passionnés 

Jens Kamin, Definite Chocolat (République Dominicaine – Santo Domingo) et Ralph Leroy, Makaya Chocolat (Haïti – Port-au-Prince) (dossier photo les 2 maestros), se rencontrent sous l’impulsion du projet Dialogue culturel binational et imaginent ensemble une collection de chocolats binationaux, dont les ingrédients proviennent tous dialogueculturelbinational.com IG : Dialogo_cultural_binational FB : Dialogue Culturel Binational 

de l’île et font partie de la tradition et de l’art de vivre local de chaque pays. Outre le Cacao, ils intègrent ainsi les noix de cajou, le café et le manba (ou maní en RD). 

Après plusieurs rencontres virtuelles d’élaboration en février et mars 2022, les maîtres chocolatiers se retrouvent en mai 2022, dans le laboratoire de Definite Chocolate, pour concrétiser leurs recettes et partager leurs savoir-faire, du choix des cabosses, puis des fèves au tempérage, en passant par la torréfaction et le mélange savant des ganaches. 

QUISQUEYA Collection 

Ainsi est née la collection de 3 chocolats aux goûts de l’île et de ses deux peuples, avec des noms évocateurs des origines et du patrimoine commun des Haïtiens et des Dominicains : les Tainos. 

Les trois tablettes s’inspirent des noms des Caciques de l’île de Quisqueya qui gouvernaient les caciquats, qui sont toujours aujourd’hui des provinces productrices de cacao : 

Guacana, inspiré de Guacanarix, le cacique de Marien (ord d’Haïti et Nord-ouest de RD) : un chocolat qui s’enrichit d’une pointe de café de nos mornes. 

Guario, inspiré de Guarionex, cacique de Magua (région centrale de l’île) fourré d’une ganache d’arachide. 

Caya, qui tient son nom du cacique Cayacao, du caciquat de Higuey, (autre partie de l’île productrice de cacao, à l’extrême est) : un chocolat délicieusement parfumé aux noix de cajou, et enrichi d’éclat de noix. 

La Collection Quisqueya a été développée par Definite Chocolate et Macaya Chocolat, d’après une idée originale de Stéphanie Armand (Le Goût d’Haïti), Nota Bene Conseil, qui met en oeuvre la partie Gastronomie du Dialogue culturel binational. 

Ce projet a également été soutenu par Caribbean Export et Sunrise Airways, et couronné par l’invitation du Portal del Chocolate Dominicain, à participer au 2e Festival dominicain du Chocolat. 

Dialogue culturel binational : Dans le cadre des actions de l’Union européenne visant à renforcer les connaissances mutuelles et la coopération binationale entre la République d’Haïti et la République dominicaine, le projet « Dialogue culturel binational / Diálogo cultural binacional est mis en oeuvre par la Fondation Haïti Jazz et l’association Caracoli, et a pour mission de renforcer la collaboration binationale dans le domaine de la culture et de la presse, en facilitant la compréhension mutuelle entre acteurs des deux pays. Les institutions des deux pays sont impliquées dans ce Programme de Coopération binationale soutenu par l’Union européenne. Rendez-vous sur le site pour plus d’information. 

Dialogue culturel binational : des groupes à l’unisson

Rara haïtiens et Gagá dominicains se sont rencontrés du 4 au 7 juin en République Dominicaine dans le cadre du projet « Dialogue Culturel Binational », qui vise à renforcer la collaboration binationale dans le domaine de la culture et de la communication. 

Lundi 6 juin 2022, c’est une véritable fête qui a clôturé cette rencontre de 48 heures. La petite cour du Portal de la Cultura, dans la zone coloniale de Santo Domingo, était bondée et l’ambiance très festive entre le Gagá La 30 de San Pedro de Macoris et le rara Follow Jah de Pétion-ville. Entendre les musiciens dominicains entonner les chants créoles, et les tambours et vaccines des deux pays ne former qu’un seul rythme, traduisait avec brio le succès de ce dialogue binational, entamé la veille entre les formations des deux pays. Plus tôt, dans l’après-midi, rara et gagá avaient conjugué leurs savoirs au cours d’un atelier dans ce même lieu. 

Un séminaire, au Musée d’Art Moderne, avait réuni le matin même, les représentants des rara et gagá, chercheurs et étudiants autour d’un panel constitué de Dagoberto Tejeda, Carlos Andujar, Roldán Mármol (République dominicaine), Jean-Mozart Féron, Jean Sergo Louis (Haïti). C’était l’occasion de revenir sur l’histoire et le présent de ces bandes si particulières à l’île.

Présent dans l’ensemble du territoire haïtien, le Rara adopte des formes variées qui lui valent d’être inscrit, depuis 2019, sur le Registre du Patrimoine Culturel Immatériel Haïtien du Ministère de la Culture, en tant que « Rara et ses différentes manifestations territoriales ». Aux côtés des formes les plus traditionnelles qui perdurent dans les campagnes haïtiennes, on trouve désormais une multiplicité de pratiques qui varient en fonction du contexte, de l’instrumentation, de la période de sortie ou encore des parts du festif et du religieux.  

En République dominicaine, arrivé au début du XXème siècle avec les ouvriers agricoles haïtiens de la canne à sucre, le Rara a évolué de manière autonome pour devenir une manifestation culturelle à part entière de la culture populaire dominicaine dénommée Gagá. Cette expression culturelle désormais commune aux deux pays permet de mettre en évidence leur histoire partagée, l’attachement des populations à leurs traditions et la lutte pour la reconnaissance de leurs droits culturels.

Dimanche 5 juin, la délégation haïtienne arrivée à San Pedro de Macoris, à l’Est de Santo Domingo était accueillie par les organisateurs dominicains, les fondations Cofradía et Funtepod, autour du Gagá La 30. 

C’est en réponse à l’appel à propositions « Échanges entre citoyens dans les domaines de l’éducation, de la culture et du sport », lancé par l’Union européenne dans le cadre du programme de coopération binationale, que deux entités haïtiennes, la Fondation Haïti Jazz et l’Association Caracoli, ont proposé le projet « Dialogue Culturel Binational / Diálogo Cultural Binacional », et inclus cette expression culturelle commune aux deux pays qui met en évidence leur histoire partagée.

Fin juillet, ce sera au tour d’Haïti d’accueillir ces rencontres. Une opportunité unique pour les musiciens, les chercheurs et les étudiants d’échanger sur cette tradition populaire commune aux deux pays de l’île.

Photos Pierre Michel Jean

Vidéo Piso Tres Creativa

Dialogue culturel binational: quand les rara/gagá se rencontrent

Haiti/République Dominicaine, le 23 mai 2022 : Rara haïtiens et Gagá dominicains se rencontrent du 4 au 7 juin en République Dominicaine dans le cadre du projet « Dialogue Culturel Binational », qui vise à renforcer la collaboration binationale dans le domaine de la culture et de la communication. Fin juillet ce sera au tour d’Haïti d’accueillir ces rencontres. Une opportunité unique pour les musiciens, les chercheurs et les étudiants d’échanger sur cette tradition populaire commune aux deux pays de l’île.

Le dimanche 5 juin, la délégation haïtienne qui participe à cet échange culturel sera accueillie en République dominicaine à San Pedro de Macoris, à l’Est de Santo Domingo par les organisateurs dominicains, les fondations Cofradía et Funtepod, autour du Gagá La 30. 

Le lendemain, lundi 6 juin, à Santo Domingo, représentants des rara et gagá, chercheurs et étudiants se retrouveront au Musée d’Art Moderne pour un séminaire. 

Celui-ci sera suivi d’un atelier de percussion et d’une démonstration des rara/gagá dans la zone coloniale de la capitale dominicaine.

Présent dans l’ensemble du territoire haïtien, le Rara adopte des formes variées qui lui valent d’être inscrit, depuis 2019, sur le Registre du Patrimoine Culturel Immatériel Haïtien du Ministère de la Culture, en tant que « Rara et ses différentes manifestations territoriales ».

En République dominicaine, arrivé au début du XXème siècle avec les ouvriers agricoles haïtiens de la canne à sucre, le Rara a évolué de manière autonome pour devenir une manifestation culturelle à part entière de la culture populaire dominicaine dénommée Gagá.

C’est en réponse à l’appel à propositions « Échanges entre citoyens dans les domaines de l’éducation, de la culture et du sport », lancé par l’Union européenne dans le cadre du programme de coopération binationale, que deux entités haïtiennes, la Fondation Haïti Jazz et l’Association Caracoli, ont proposé le projet « Dialogue Culturel Binational / Diálogo Cultural Binacional », et inclus cette expression culturelle commune aux deux pays qui met en évidence leur histoire partagée.

La délégation haïtienne en visite en République Dominicaine est composée de : 

  • Bande à pied Follow Jah (14 membres).
  • Kesler Bien-Aimé, responsable de la culture à la Commission nationale de coopération avec l’UNESCO.
  • Jean-Mozart Féron, universitaire (depuis le Canada)
  • Jean Sergo Louis, universitaire
  • Eliezer Guerisme, chargé de production Caracoli
  • Pascale Jaunay, directrice Caracoli
  • Pierre Michel Jean, photographe
  • Pascal Joseph, président de la bande à pied Follow Jah
  • Victor Pascal, dirigeant du Rara Vapeur de Florida
  • Junior Ulysse, dirigeant du Rara Sainte Rose Gros Bœuf, et président de l’Union des Raras de Léogâne (URAL).

Télécharger le dossier de presse ici

Dans la presse :

Restitution de la résidence artistique binationale « Carnaval et traditions »

Santo Domingo, le 25 mars 2022 : C’est le 24 mars qu’a été présentée la restitution de la première activité du “Dialogue culturel binational”. Le fruit de cette résidence artistique, initiée par le programme « Dialogue culturel binational / Diálogo cultural binacional », conçu et mis en œuvre par la Fondation Haïti Jazz et l’association Caracoli, dans le cadre du programme de coopération binationale financé par l’Union européenne, est un beau succès d’équipe. Outre les 5 marionnettes géantes de Carnaval, cet événement de restitution à la Quinta Dominica donne lieu à une exposition des photos des ateliers, ainsi qu’à la projection du documentaire sur le projet dans son ensemble.

En janvier 2022 – Luis Rivas, de la République dominicaine, et Louvenson Saint Juste, d’Haïti – ont réuni un groupe de dix artistes émergents dans un atelier d’art dans la ville dominicaine de San Cristobal afin d’explorer les moyens novateurs de célébrer les Carnavals séculaires des deux pays. Quelque temps plus tard, en prélude au carnaval, certaines des œuvres créees en République Dominicaine, ont voyagé pour aller trouver Ernst Payen (Papouche), artiste plasticien de Jacmel, afin qu’il y apporte sa touche artistique.

Les artistes des deux pays ont échangé leurs savoirs et leurs approches pour intégrer des matériaux recyclés dans leurs masques et costumes de Carnaval. Le résultat, haut en couleur, était aussi un message en faveur du recyclage, d’une plus grande durabilité et d’une meilleure protection des ressources environnementales des îles des Caraïbes. Que ce soit à Jacmel ou à San Cristobal, les participants aux ateliers de création ont utilisé des sacs et des bouteilles en plastique, du verre, des textiles et du métal, et d’autres déchets, pour créer ces magnifiques marionnettes qui ont été intégrées dans les défilés de Carnaval à Jacmel, en Haïti, et de Saint-Domingue, en République Dominicaine.

Cette résidence artistique constituait la première expérience de cette « saison culturelle » binationale. Elle met en lumière, avec force, les riches héritages culturels et artistiques des deux nations et jette des ponts par le biais de l’art, du Carnaval et d’un amour partagé pour l’île qui nous sert de foyer. Quelle plus belle manifestation de cette collaboration culturelle que ce résultat concret, vibrant et créatif qui s’expose dans l’événement le plus populaire des cultures caraïbes ! 

Dans la presse :

Un Premier Forum Digital Binational des Médias 

Le 15 février s’est tenu le premier Forum Digital Binational des Médias, réunissant une vingtaine de journalistes de la presse haïtienne et dominicaine. Cette rencontre était organisée par l’agence WELLCOM dans le cadre du programme « Dialogue culturel binational », financé par l’Union européenne et mis en oeuvre par la Fondation Haïti Jazz et Caracoli. 

Le programme de Dialogue Culturel Binational comprend un volet consacré aux médias, dont l’un des objectifs est de rapprocher les médias des deux pays de l’île afin de mieux se comprendre et mieux informer leurs publics. 

L’ambition de ce premier forum était d’entamer une réflexion sur les moyens de mieux échanger, se connaître et partager les informations, par exemple en envisageant de construire un projet d’agence de presse binationale en ligne. Pour que ce projet se matérialise par un cahier des charges concret, il faut en premier lieu mieux connaitre les attentes et des besoins des médias haïtiens et dominicains. C’est dans ce but qu’a été pensée cette première rencontre. 

Le Forum était animé par Edwin Paraison, Haïtien de naissance, Dominicain d’adoption, et artisan dévoué du rapprochement des deux peuples, et notamment des médias. En tant que membre fondateur du Comité binational des médias et l’un des animateurs du groupe Whatsapp qui rassemble les journalistes haïtiens et dominicains, il est familier des problématiques qui se posent entre les deux pays et leurs presses respectives. 

Un bref sondage avait été adressé aux participants au préalable pour cerner les centres d’intérêt les plus fréquents pour les journalistes des deux pays : la politique, l’immigration et la culture sont venues 

en tête. Le sondage a révélé également que leurs sources principales sont les médias en ligne et que l’obstacle majeur aux échanges reste la langue. 

C’est sur cette base qu’a démarré le forum, en questionnant l’intérêt des médias concernés pour une telle plateforme ou agence de presse binationale, en répondant ensemble aux questions suivantes : Quelle serait l’utilité d’une agence ? Quels seraient ses contenus, sujets, types d’information ? Comment serait-elle documentée ? Comment et par qui serait-elle gérée ? Par qui serait-elle animée ? 

Plus d’une vingtaine de journalistes des deux pays ont pu ainsi partager leurs points de vue, et ce, quelle que soit leur langue, la traduction facilitant la compréhension des deux idiomes. Durant 60 minutes, les interventions ont abordé de multiples questions. 

Ce premier point de rencontre fructueux a montré sa pertinence et la nécessité cruciale de créer des plateformes d’échanges d’informations et de points de vue. Plusieurs Forum devraient ainsi réunir les médias dans le courant de l’année 2022. 

Dialogue Culturel Binational : Dans le cadre des actions de l’Union européenne visant à renforcer les connaissances mutuelles et la coopération binationale entre la République d’Haïti et la République dominicaine, le projet « Dialogue culturel binational / Diálogo cultural binacional est mis en oeuvre par la Fondation Haïti Jazz et l’association Caracoli, et a pour mission de renforcer la collaboration binationale dans le domaine de la culture et de la presse, en facilitant la compréhension mutuelle entre acteurs des deux pays. Ce projet fait partie du Programme de Coopération binationale soutenu par l’Union européenne. Rendez-vous sur le site pour plus d’information. 

Les marionnettes binationales enchantent le Carnaval de Jacmel

Deux des cinq marionnettes réalisées lors de la résidence artistique binationale menée par des artistes d’Hispaniola – Luis Rivas, de la République dominicaine, Louvenson Saint Juste et Ernst Payen (Papouche) d’Haïti sont venues surprendre et animer le Carnaval de Jacmel ce dimanche. 

Ernst Payen (Papouche), artiste de Jacmel, a travaillé sur place avec une demi-douzaines de jeunes artistes de FOSAJ pendant cinq jours pour ajouter des bras et des jambes aux marionnettes que LUIS RIVAS et LOUVENSON ST JUSTE avaient confectionnées en janvier dernier. Avec son équipe, Papouche en a réalisé cinq de plus. Ce dimanche les participants au carnaval de Jacmel ont pu découvrir ces personnages géants dans les rues de la ville. 

Les artistes des deux pays ont échangé leurs savoirs et leurs approches pour intégrer des matériaux recyclés dans leurs masques et costumes de Carnaval. Le résultat, haut en couleur était aussi un message en faveur du recyclage, d’une plus grande durabilité et d’une meilleure protection des ressources environnementales des îles des Caraïbes. Que ce soit à Jacmel ou à San Cristobal, les participants aux ateliers de création ont utilisé des sacs et des bouteilles en plastique, du verre, des textiles et du métal, et autres déchets, pour créer ces magnifiques marionnettes qui seront intégrées dans les défilés de Carnaval à Jacmel, en Haïti, et de Saint-Domingue, en République Dominicaine. 

Le fruit de cette résidence artistique initiée par le programme « Dialogue culturel binational / Diálogo cultural binacional », conçu et mis en oeuvre par la Fondation Haïti Jazz et l’association Caracoli, dans le cadre du programme de coopération binationale de l’Union européenne, est un beau succès d’équipe. 

Cette résidence artistique constituait la première expérience de cette « saison culturelle » binationale. Elle met en lumière avec force, les riches héritages culturels et artistiques des deux nations et jete des ponts par le biais de l’art, du Carnaval et d’un amour partagé pour l’île qui leur sert de foyer. Quelle plus belle manifestation de cette collaboration culturelle que ce résultat concret, vibrant et créatif qui s’expose dans l’événement le plus populaire des cultures caraïbes ! 

Ces marionnettes chatoyantes et qui font honneur au recyclage et aux talents créatifs de l’île seront également portées par leurs créateurs lors des défilés carnavalesques de Santo Domingo le 7 mars et un documentaire de 12 mn qui retrace les 5 jours de la résidence sera également présenté lors d’une restitution et d’une rencontre professionnelle entre membres des comités de Carnaval des 2 villes, en mars prochain à Santo Domingo. 

Photo © Thomas Noreille

Dialogue Culturel Binational : Dans le cadre des actions de l’Union européenne visant à renforcer les connaissances mutuelles et la coopération binationale entre la République d’Haïti et la République dominicaine, le projet « Dialogue culturel binational / Diálogo cultural binacional est mis en oeuvre par la Fondation Haïti Jazz et l’association Caracoli, et a pour mission de renforcer la collaboration binationale dans le domaine de la culture et de la presse, en facilitant la compréhension mutuelle entre acteurs des deux pays. Les institutions des deux pays sont impliquées dans ce Programme de Coopération binationale soutenu par l’Union européenne. Rendez-vous sur le site pour plus d’information. 

Dialogue Culturel Binational: première activité clôturée avec succès!

San Cristobal le 9 janvier 2022 : Cinq magnifiques marionnettes portées ont été achevées lors de la résidence artistique binationale menée du 5 au 9 janvier par deux artistes d’Hispaniola – Luis Rivas, de la République dominicaine, et Louvenson Saint Juste, d’Haïti qui ont, ensemble, exploré les moyens novateurs de célébrer les Carnavals séculaires des deux pays.

Cette résidence artistique, qui a réuni un groupe de dix jeunes artistes dans le parc Radhamès de la ville dominicaine de San Cristobal, était la première activité du projet « Dialogue culturel binational / Diálogo cultural binacional »,  conçu et mis en oeuvre par la Fondation Haïti Jazz et l’association Caracoli pour renforcer la collaboration binationale dans le domaine de la culture et de la presse. Ce projet fait partie du Programme de Coopération binational Convivencia, financé par l’Union européenne pour renforcer les connaissances mutuelles et la coopération binationale entre la République d’Haïti et la République dominicaine.

Les deux artistes ont échangé leurs savoirs et leurs approches pour intégrer des matériaux recyclés dans leurs masques et costumes de Carnaval, pour un résultat haut en couleur et qui constitue également une déclaration forte sur la nécessité d’une plus grande durabilité et d’une meilleure protection des ressources environnementales des îles des Caraïbes. 

Les participants aux ateliers de création ont utilisé des sacs en plastique, des bouteilles, du verre, des textiles et du métal, et autres déchets, pour créer de magnifiques marionnettes qui seront ensuite exposées lors des défilés de Carnaval à Jacmel, en Haïti, et à Saint-Domingue, en République Dominicaine. 

Cet atelier culturel binational constitue une première expérience de cette « saison culturelle » binationale, destinée à mettre en lumière les riches héritages culturels et artistiques des deux nations et jeter des ponts par le biais de l’art, du Carnaval et d’un amour partagé pour l’île qui leur sert de foyer. Presqu’autant de femmes que d’hommes ont pris part à la confection de ces cinq magnifiques marionnettes de carnaval, chacune d’elles étant le produit d’un travail collectif entre Haïtiens et Dominicains, sous l’égide de l’artiste dominicain Luis Rivas, qui accueillait dans sa ville natale Louvenson Saint Juste artiste haïtien. 

« Encore bravo à vous tous artistes en herbe et confirmés d’avoir participé à ce projet collaboratif, car c’est surtout par ce type de projet que la compréhension mutuelle entre les citoyens de nos 2 pays peut se concrétiser » se félicitait Milena Sandler directrice de la Fondation Haïti Jazz à la clôture de l’atelier après un petit défilé de présentation. 

Ces marionnettes chatoyantes et qui font honneur au recyclage et aux talents créatifs de l’île seront portées par leurs créateurs lors des défilés carnavalesques de Jacmel (20 février) et Santo Domingo (dates).

Les événements de restitution donneront lieu en mars prochain à des rencontres professionnelles entre membres des comités de Carnaval des 2 villes, et à la projection d’un documentaire de 12 mn qui retrace les 5 jours de la résidence. 

A propos de :

 Dialogue Culturel Binational

Dans le cadre des actions de l’Union européenne visant à renforcer les connaissances mutuelles et la coopération binationale entre la République d’Haïti et la République dominicaine, le projet « Dialogue culturel binational / Diálogo cultural binacional est mis en oeuvre par la Fondation Haïti Jazz et l’association Caracoli, et a pour mission de renforcer la collaboration binationale dans le domaine de la culture et de la presse, en facilitant la compréhension mutuelle entre acteurs des deux pays. 

« Dialogue culturel binational »: Renforcer la collaboration binationale par la culture

Port-au-Prince, le 16 décembre 2021 : Dans le cadre des actions de l’Union européenne visant à renforcer les connaissances mutuelles et la coopération binationale entre la République d’Haïti et la République dominicaine, est lancé le projet « Dialogue culturel binational / Diálogo cultural binacional ». Conçu et mis en oeuvre par la Fondation Haïti Jazz et l’association Caracoli, il a pour mission de renforcer la collaboration binationale dans le domaine de la culture et de la presse, en facilitant la compréhension mutuelle entre acteurs des deux pays. 

Les institutions des deux pays sont impliquées dans ce programme soutenu par l’Union européenne : les Ministères de la Culture, les Ministères des Affaires Etrangères des deux pays, à travers leurs services culturels et/ou leurs représentations diplomatiques, et la sous-commission « Culture, Jeunesse et Sports » de la Commission Mixte Haïtiano-Dominicaine (CMHD).

Le projet se présente sous la forme d’une « saison culturelle haïtiano-dominicaine », impliquant des artistes de différentes disciplines (arts plastiques, street art, musique etc.), porteurs de tradition (carnaval, rara, gastronomie…), responsables d’organisations et professionnels de la culture. Ainsi, 11 événements culturels majeurs des deux pays accueilleront rencontres et échanges culturels et artistiques. Ces événements sont des événements nationaux, réalisés dans différentes villes des deux pays et portés par des organisations culturelles bien établies.

L’objectif est de mieux faire connaître le pays frontalier à l’ensemble des professionnels invités à collaborer dans les activités, à la presse et au public en général. La production de documentations photographiques et audiovisuelles pour chaque activité culturelle, y compris un documentaire sur la résidence artistique autour du Carnaval sur la thématique du recyclage et la création d’une base de données des acteurs culturels témoigneront de la concrétisation du projet pendant toute sa durée.

Les résultats : 24 artistes haïtiens et dominicains ont été identifiés par les demandeurs et coordonnateurs et programmés dans les événements, en accord avec les organisations réceptrices. Le projet qui s’étend sur 18 mois, jusqu’en janvier 2023, concerne au moins 100 professionnels haïtiens et dominicains de la culture, dont 16 participeront à un échange dans le pays voisin. 

Relier les médias et les journalistes des deux pays fait également partie des objectifs de ce projet qui s’intéresse particulièrement aux moyens qui pourraient améliorer le partage des informations et les échanges entre la presse haïtienne et la presse dominicaine. Les journalistes intéressés à développer cette relation peuvent se mettre en contact avec le projet qui appuie d’ores et déjà le Comité Conjoint Binational, créé en 2016, et qui participera à l’organisation de plusieurs forums d’échange durant les prochains 12 mois, l’un des objectif étant de jeter les bases d’une plateforme numérique d’échanges d’informations binationales. 

Le dossier de presse bilingue joint à ce communiqué contient les informations essentielles pour visualiser l’ensemble du programme. Les réseaux sociaux et le site web bilingue le complèteront au fur et à mesure et permettront une actualisation en temps réel sur les différentes activités et leur calendrier.

Le contexte particulier dans lequel le projet a démarré depuis le mois d’août implique une grande souplesse dans les planifications et les activités. Un premier rendez-vous devrait être organisé autour des œuvres produites lors de la première résidence qui aura lieu à San Cristobal (RD) en janvier 2022, avec les deux artistes qui collaborent déjà depuis plusieurs semaines sur leur projets. 

Rendez-vous sur le site pour plus d’information.  http://dialogueculturelbinational.com/

A propos de :

Fondation Haiti Jazz: organisation privée à but non lucratif basée à Port-au-Prince (Haïti), la Fondation Haïti Jazz se consacre à élever le niveau de l’industrie musicale haïtienne en utilisant la musique de jazz comme outil. Elle donne accès à des formations musicales et techniques professionnelles continues, soutient l’éducation musicale, accompagne le développement de jeunes professionnel(le)s en leur offrant diverses plateformes de visibilité et d’emploi, promeut des activités musicales, préserve le patrimoine musical haïtien, sert de canal pour la diffusion, l’évolution et la promotion du jazz kreyòl en Haïti et à l’étranger et organise chaque année le Festival International de Jazz de Port-au-Prince (PAPJAZZ)

Caracoli : Fondée à Port-au-Prince, l’association Caracoli travaille principalement dans le secteur musical, à la fois dans la représentation, la formation et la recherche. Elle a organisé plus de cent cinquante concerts à l’étranger, en Europe, en Amérique du Nord et dans la Caraïbe, notamment à Saint Domingue lors du premier festival des pays ACP en 2006. Elle collabore avec la Fondation Haïti Jazz pour renforcer les organisations culturelles haïtiennes à travers le programme AROCH, et avec l’association Tamise pour la programmation du festival Rencontres des Musiques du Monde. D’autre part, elle encadre la bande à pied Follow Jah depuis une dizaine d’années et mène des recherches appliquées autour du Rara en Haïti.

Dans la presse :