Caracoli à la première mondiale de « When the drum is beating », le documentaire sur Haïti et l’Orchestre Septentrional d’Haîti au festival Tribeca de New York

When the drum is beatingLa première mondiale du documentaire « When the drum is beating » (Tanbou frape), qui raconte l’histoire croisée d’Haïti et de l’Orchestre Septentrional, aura lieu au festival du film Tribeca de New York, le lundi 25 avril prochain.

Ce long métrage documentaire a été réalisé par Whitney Dow pour Two Tone Productions.

D’après le dossier de presse, le documentaire entremêle l’histoire d’Haïti et celle, exceptionnellement longue, de l’Orchestre Septentrional. Le film fait des allers et retours dans le temps, entre le passé et le présent, pour s’arrêter finalement sur les problèmes actuels auxquels le pays est confronté : brutalité du colonialisme français, révolution sanglante qui a donné leur liberté aux Haïtiens, poids écrasant de la dette extérieure, occupation américaine, avènement de la dictature brutale de François Duvalier, puis l’espoir créé par l’arrivée au pouvoir de Jean-Bertrand Aristide et le désespoir qui a suivi sa chute…

Au milieu de cette histoire de bruit et de fureur, depuis plus de six décennies, l’Orchestre Septentrional réussit l’exploit de se maintenir actif. Le documentaire, selon le dossier de presse, en rencontrant les musiciens, leur engagement, leur gaieté et leurs rêves passionnés, s’approche de ce qui fait d’Haïti l’un des pays les plus fascinants de cet hémisphère.

Le film est une co-production réalisée avec Independent Television Service (ITVS) en liaison avec la National Black Programming Consortium (NBPC) grâce au financement de Corporation for Public Broadcasting ; il est produit en collaboration avec TV Ontario, avec le soutien de Sundance Institute Documentary Film Program.

A l’occasion de la première mondiale du film, une soirée musicale animée par l’Orchestre Septentrional sera donnée le vendredi 22 avril au Tribeca Drive-In.
La première aura lieu le lundi 25 avril à 6h30PM.

Pascale Jaunay, directrice de Caracoli, sera présente pour rencontrer les professionnels de la musique intéressés par la promotion de l’Orchestre Septentrional.

Plus d’info :
– When the drum is beating
– Tribeca Film Festival
– Interview de Whitney Dow sur le site du Tribeca film festival

Sur le net:
– Le Matin : Septentional, au sommet de sa gloire !
– Haiti Libre : Première mondiale du film When the drum is beating
– Haïti Press Network : Haïti et Septentrional au festival Tribeca de New York
– Infohaiti.net : l’Orchestre Septentrional au coeur de l’histoire d’Haïti

Le jazz, la Caraïbe, la République Dominicaine et Haïti

ponenciaLa 4ème conférence internationale, Musique, Identité et Culture dans la Caraïbe, organisée par le Centre León, le Ministère de la Culture dominicain et l’Institut d’Etudes Caribéennes (Instituto de Estudios Caribeños, INEC) s’est tenue du 15 au 17 avril 2011 à Santiago de los Caballeros, République Dominicaine.
Cette année, la conférence portait sur le jazz dans une perspective caribéenne.

Dans une ambiance sympathique et détendue, les meilleurs spécialistes de la question se sont retrouvées aux côtés d’experts de disciplines transversales (histoire, anthropologie, éducation, gestion culturelle, etc.) et de grandes figures du jazz caribéen, parmi lesquelles : Justo Almario (Colombia), Bobby Carcassés (Cuba), Luis Colón (République Dominicaine), Crispín Fernández (République Dominicaine), Giovanni Hidalgo (Puerto Rico), Luis Marín (Porto Rico), Humberto Ramírez (Porto Rico),Poncho Sánchez (USA), etc.

Les conférenciers ont insisté sur les apports des musiques afro-caribéennes dans la constitution du genre américain, ainsi que sur les spécificités du latin jazz et de ses variantes locales dans son développement actuel.

La conférence commune de Pascale Jaunay et Rossy Diaz a porté sur les expressions contemporaines du jazz haïtien et dominicain dans leurs rapports avec les traditions musicales de l’île. Elle s’est concentrée sur quelques cas spécifiques qui éclairé les points communs reliant les créateurs des deux pays, malgré l’absence de relations et parfois même d’intérêt réciproque. En ce sens, elle a aussi mis en évidence le besoin de plus de connaissances et d’échanges pour nourrir des expressions musicales autonomes, moins dépendantes des grands centres de production, notamment des Etats-Unis.

Dans cette perspective, la Conférence du Centre León, Musique, Identité et Culture dans la Caraïbe, rencontre majeure de la musicologie caribéenne, représente un pas considérable dans la constitution d’une recherche et d’une identité régionale intégrée.

Sur le net:
– Hoy : Jazz invadio Ciudad de los Caballeros
– El Nacional: Artistas y personalidades asisten feria de la Cultura
– Diario Libre: El jazz en la mira del Caribe
– Listin Diario : Debates en torno al jazz

Participation au Congrès de Musicologie du Centro Leon (République Dominicaine): « El jazz en una perspectiva caribeña »

MICPascale Jaunay, directrice de Caracoli, participera à la Conférence Internationale de Musique, Identité et Culture dans les Caraïbes (MIC) qui se tiendra prochainement en République Dominicaine.

La Conférence aura lieu du vendredi 15 au dimanche 17 avril 2011 dans les locaux du Centre León de Santiago los Caballeros, dans le Nord du Pays.

La Conférence Internationale de Musique, Identité et Culture dans les Caraïbes (MIC), organisée tous les deux ans, réunit des universitaires, des acteurs et des amateurs de la musique, la danse et la culture des Caraïbes pour qu’ils partagent leurs connaissances et participent à influencer des politiques qui renforcent l’identité culturelle au niveau national et régionale.

L’événement est conçu comme un espace critique et de réflexion pluridisciplinaire, permettant de partager les recherches et les expériences sur les musiques, les identités et les cultures des Caraïbes.

Après le merengue, le son et la salsa, et le bolero, la quatrième Conférence porte cette année sur : le jazz dans une perspective caribéenne. Elle étudiera notamment la spécificité du latin jazz par rapport au genre original forgé aux Etats-Unis.

Dans un souci d’intégration, Pascale Jaunay et Rossy Diaz, musicienne, critique et opératrice dominicaine, ont choisi de présenter une conférence commune sur le thème : « les chemins du jazz et de la fusion avec les traditions musicales (afrodescendantes) en République Dominicaine et en Haïti ».

Des spécialistes internationaux tels que Cristóbal Díaz Ayala (Cuba-Porto Rico), Luc Delannoy (Belgique) seront présents pendant les trois jours de conférence, ainsi que Thurgot Théodat et Pierre Rigaud Chéry, qui apporteront leur témoignage sur le jazz en Haïti.

Plus d’info :
– Centro Leon
– Rossy Diaz

Ti-Coca & Wanga-Nègès au festival Banlieues Bleues

BB affiche 2011Le groupe Ti-Coca & Wanga Nègès s’envolera jeudi 24 mars en direction de Paris pour participer à la 28ème édition du festival Banlieues Bleues.

Né en 1984 de la volonté de plusieurs villes de la Seine-Saint-Denis (banlieue Nord de Paris) de créer une manifestation culturelle ambitieuse, Banlieues Bleues révèle chaque année au grand public la diversité et la richesse d’une scène musicale multiple, créative et vivante, autour des musiques de jazz. Au fil des années, l’éclatement du festival sur plusieurs villes et sa durée exceptionnelle (1 mois) sont devenus un formidable atout de diffusion et de proximité vis-à-vis du public. Chaque année, les concerts sont complétés par des actions musicales où les grands musiciens de jazz rencontrent les habitants des quartiers dans des master classes, des ateliers ou des conférences en direction de public très varié, notamment des jeunes.

Pour sa 28ème édition, à l’occasion de l’Année des Outre-Mer, Banlieues Bleues propose une programmation très variée où le jazz prend les couleurs de la Caraïbe, de l’Afrique ou encore de la Nouvelle Orléans.
Les troubadours Ti-Coca & Wanga Nègès animeront la soirée du dimanche 27 mars, à la salle Jacques Brel de Pantin.

Leur concert sera précédé de la prestation du groupe Négoce & Signature, référence du Bal à Quadrille de Guadeloupe. L’accordéoniste de Ti-Coca, Allen Juste, sera l’invité spécial de ce concert, grâce au soutien de l’Institut Français qui lui a octroyé une bourse de son programme « Visas pour la Création ».

Année faste pour Ti-Coca & Wanga-Nègès : après ce concert exceptionnel à Paris, le groupe participera au Festival de jazz de la Nouvelle Orléans. Il est d’ores et déjà programmé au Canada pour cet été.

L’accordéoniste Allen Juste invité en résidence de création en Guadeloupe dans le cadre du programme « Visas pour la Création » de l’Institut Français, avec le soutien de Ayiti Mizik et Caracoli

Allen Juste2Allen Juste, accordéoniste du groupe Ti-Coca & Wanga-Nègès a obtenu une bourse de séjour dans le cadre du programme « Visa pour la Création » de l’Institut Français (ex-Cultures France), avec le soutien de Ayiti Mizik et Caracoli.

Le programme « Visa pour la Création » fait partie du dispositif de l’Institut Français (ex-Cultures France) pour soutenir les porteurs de projets culturels caribéens. Le programme, destiné à tous les domaines de la création contemporaine, s’adresse à des artistes à titre individuel. Il leur offre la possibilité de développer un projet de recherche ou de création dans un autre pays de la grande Caraïbe ou bien en France, en couvrant les frais de transport et de séjour.

La bourse obtenue par Allen Juste lui permettra ainsi de résider 3 mois en Guadeloupe pour mener à bien un travail de recherche et de création autour de l’accordéon caribéen.
En effet, on retrouve l’accordéon dans de nombreuses traditions musicales de la Caraïbe et de l’Amérique Latine. Présent en Haïti dans les musiques paysannes, il a joué aussi un rôle important dans le développement des musiques urbaines. Toutefois, depuis une cinquantaine d’années, il est en déshérence alors que, dans d’autres pays du monde, il a su renouveler son image et s’inscrire dans les musiques les plus modernes.

La résidence d’Allen Juste en Guadeloupe se déroulera en trois étapes. Elle comportera d’abord une rencontre avec l’accordéoniste guadeloupéen Reynoir Casimir dit Négoce, qui débouchera sur une invitation au spectacle de Négoce, le 27 mars 2011, lors du prestigieux festival « Banlieues Bleues » de Paris, où le groupe Ti-Coca & Wanga-Nègès est aussi programmé. Le second temps de la résidence sera axé sur un travail de recherche des sonorités spécifiques de l’accordéon caribéen. Le troisième temps, consacré à la création, visera à adapter ces sonorités en vue d’alimenter une musique moderne, enracinée dans la Caraïbe et la tradition haïtienne.

IF_Logo-RVBA son retour de Guadeloupe, Allen Juste rendra compte de son travail dans une session de restitution organisée spécialement par l’association Ayiti Mizik qui a soutenu sa candidature.

Sur le net :
– Culture 599: Allen Juste, boursier de l’Institut Français

L’aventure allemande de Ti-Coca & Wanga-Nègès

DusseldorfLe groupe de troubadours Ti-Coca & Wanga-Nègès est rentré à Port-au-Prince, ce mercredi 2 mars 2011, après une tournée européenne d’une vingtaine de dates.
Cette cinquième tournée européenne – depuis 2008 – a été organisée conjointement par Caracoli, l’agence française Accords Croisés et l’agence allemande Alba Kultur.

Depuis 11 ans, celle-ci organise mensuellement une série de concerts de musique du monde, baptisée « Klangkosmos » dans l’état de Rhénanie-du Nord-Westphalie, à l’Ouest de l’Allemagne. Il y a une dizaine d’années, différents organismes culturels allemands de cette région ont décidé de se réunir pour constituer un réseau de lieux de diffusion qui fonctionne désormais dans plus de trente villes. Les membres du réseau sont constitués d’entités diverses : théâtres, clubs de musique, centres socio-culturels, bibliothèques, installations municipales, églises catholiques et protestantes, etc. D’autres scènes, hors de la région, se sont par la suite associées au réseau, notamment aux Pays-Bas, en Belgique et en Angleterre. Chaque année, le réseau accueille la série de concerts « Klangkosmos », menée à l’initiative de Domforum et AlbaKultur. Ainsi, depuis 2000, plus de 100 ensembles de 70 pays issus des cinq continents ont été invités à présenter toute la richesse des styles musicaux et des traditions du monde lors de concerts en direct, acoustiques le plus souvent.

Ce projet est une contribution concrète à la Convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles.
En parallèle, un partenariat avec la radio allemande WDR3 permet de diffuser les représentations auprès d’un public plus large, et de les compléter par des interviews.

Invité pour cette 11ème année du projet « Klangkosmos », Ti-Coca & Wanga-Nègès s’est ainsi produit, durant tout le mois de février, dans des salles de taille moyenne (de 40 à 300 places) et de nature variée : théâtre et club privé, centre culturel, espace polyvalent, médiathèque, musée, maison de retraite, etc.

Partout, le public est venu nombreux pour faire bon accueil au groupe haïtien. Il a signifié son plaisir par des applaudissements chaleureux et répétés, tandis que certains se risquaient à danser. Il a loué la variété du répertoire des troubadours, Konpa-rasin, qui mêle classiques du konpa et chants traditionnels vodou, en plus des compositions originales du groupe. Il a été séduit également par la simplicité entraînante de la musique et la bonne humeur contagieuse du chanteur principal qui transmettait un peu de la chaleur haïtienne au cœur de l’hiver allemand.

De son côté, Ti-Coca & Wanga-Nègès n’était pas à son premier voyage en Allemange puisque c’est là qu’il a enregistré son premier CD, en 1998, avec le label Network Medien. Il y est revenu à plusieurs reprises, notamment en 2009, où il s’est présenté dans trois villes, Berlin, Munich et Rudolstadt. Après le succès de cette dernière tournée, il est fort à parier que Ti-Coca & Wanga-Nègès sera de nouveau invité très prochainement en Allemagne !

A noter que le groupe repartira bientôt pour participer au festival Banlieues Bleues de Paris et qu’il sera présent également au festival de jazz de la Nouvelle Orléans en avril prochain. Une tournée canadienne est en attente de confirmation pour l’été.

Sur le net:
– WA.de : Kreolische Musik aus Haiti Dienstag im „Klangkosmos“
– Westfaelische Nachrichten : Authentischer Auftritt

Ti-Coca & Wanga-Nègès en tournée en Europe avec Accords Croisés

Coca pochetteLes troubadours « Ti-Coca & Wanga-Nègès » partiront le 31 janvier prochain pour une nouvelle tournée en Europe, qui aura lieu du 2 au 28 février 2011.
Pour ce cinquième voyage depuis l’enregistrement du CD « Haïti Colibri », David Mettelus « Ti Coca » sera accompagné de Wilfrif Bolane (contrebasse), Mathieu Chertoute (percussion), Richard Hector (banjo), Allen Juste (accordéon).

Le groupe donnera une vingtaine de concerts sur un mois, principalement en Allemagne. La tournée se terminera par un festival en Hongrie.
Les dates des concerts sont les suivantes :

02.02.2011: Düsseldorf / G
03.02.2011: Amsterdam / NL
04.02.2011: Siegen / G
05.02.2011: Brüssel / BE
07.02.2011: Bergkamen / G
08.02.2011: Kempen / G
10.02.2011: Gütersloh / G
11.02.2011: Essen / G
13.02.2011: St. Augustin / G
14.02.2011: Münster / G
16.02.2011: Köln / G
17.02.2011: Gronau / G
18.02.2011: Beveren / BE
19.02.2011: Gevelsberg / G
20.02.2011: Paderborn / G
22.02.2011: Hamm / G
23.02.2011: Herford / G
24.02.2011: Wuppertal / Remscheid / G
25.02.2011: Detmold
28.02.2011: Budapest / H

Grâce au travail conjoint de Caracoli et d’Accords Croisés, bureau de concert basé en France, d’autres projets sont en cours de confirmation pour cette nouvelle année. Le groupe est programmé au festival de jazz de la Nouvelle Orléans à la fin du mois d’avril. Une tournée canadienne est à l’étude pour l’été.

Plus d’nfo:
– Accords Croisés
– Albakultur
– Klangkosmos
– WR3

Formation guitare et voix avec Camel Zekri, organisée par Ayiti Mizik en partenariat avec Caracoli

Camel Zekri 2La première formation Ayiti Mizik, organisée par le soutien de Cultures France, en partenariat avec Caracoli, l’ENARTS, FOKAL, l’Institut Français d’Haïti, et la Fondation Haïti Jazz, a eu lieu du 6 au 12 décembre 2010, avec le guitariste français Camel Zekri.

La formation devait se dérouler du mercredi 8 au dimanche 12 décembre à l’Institut Français d’Haïti. En raison des manifestations qui ont suivi l’annonce des résultats électoraux en Haïti, elle a dû être considérablement modifiée.

L’Institut Français étant fermé pour des raisons de sécurité, les ateliers ont été déplacés à Radio Métropole qui a accepté de mettre un espace à disposition.
Parmi les 12 inscrits aux ateliers (guitare et chant), un total de 10 personnes s’est présenté sur quatre jours. Certains participants ont bravé les barricades dès le jeudi pour rencontrer Camel Zekri. Toutefois, l’assiduité a été très irrégulière, certains participants venant de très loin (Carrefour, Fontamara, Léogane), d’autres devant faire face aux difficultés multiples provoquées par la conjoncture.

Camel Zekri a été présent tous les jours, et a reçu avec plaisir les participants auquel il a fait part de sa propre expérience, constituée d’un héritage familial algérien et d’une formation académique en France. Il les a fait travailler sur des exemples musicaux divers et leur a donné des indications sur leur propre création.

Camel a exprimé son bonheur d’être en Haïti pour la première fois et a manifesté sa satisfaction d’avoir pu rencontrer quelques musiciens haïtiens, malgré les circonstances exceptionnellement difficiles. Il a proposé de revenir très prochainement.

Formation sur le thème des métiers de la musique, organisée par l’association Tamise dans le cadre du concours Katye Pa M

Katye pam logoPascale Jaunay a donné une séance de formation sur le thème des métiers de la musique aux quinze candidats – groupes et solistes – finalistes du concours Katye Pa M.

Le concours Katye Pa M est mené par l’association Tamise, à la demande de ONU-Habitat, pour permettre aux jeunes artistes émergents d’exprimer leurs rêves et leur vision sur la reconstruction de leurs quartiers après le tremblement de terre de janvier 2010. 210 candidatures ont été examinées parmi lesquelles un jury a présélectionné soixante-trois candidats. Des auditions ont permis de désigner les quinze finalistes qui doivent s’affronter en finale après avoir suivi des ateliers d’écriture, de techniques vocale et de gestion de carrière, qui leur permettront de perfectionner leur proposition artistique.

Dans le cadre de l’atelier de gestion de carrière, Pascale Jaunay est intervenue sur le thème des métiers de la musique pour détailler avec les différents éléments qu’un artiste doit prendre en compte pour mener à bien sa carrière : définir sa proposition artistique et savoir la présenter, déterminer ses objectifs à court et long termes, repérer ses atouts et ses faiblesses, élaborer une stratégie adéquate et savoir s’entourer pour réussir.

Les trois gagnants du concours auront l’occasion de poursuivre ce travail préliminaire grâce aux trois mois d’encadrement et de conseil de gestion de carrière dont ils bénéficieront avec l’association Tamis

Caracoli au Colloque de Musicologie de la Casa de las Américas, La Havane

Coloquio musicologia 0Caracoli a participé au Colloque de Musicologie de la Casa de las Américas, qui s’est tenu à La Havane du 1er au 5 novembre 2010

Le Colloque de Musicologie accompagne le Prix de Musicologie que la Casa de las Américas a créé afin de susciter un intérêt pour le sujet et l’élaboration d’une histoire et d’une pensée propre à la région.

Lors de son exposé, Pascale Jaunay, directrice de Caracoli, a ébauché un panorama des musiques haïtiennes actuelles, en prolongement de l’article publié dans le cadre du projet « En clave afrocaribe » et repris dans le Boletin Musica #27 de la Casa de las Américas. Elle a pointé les interrogations concernant le devenir des pratiques traditionnelles, l’urgence de la sauvegarde du patrimoine musical haïtien, et la nécessité impérative de construire une musicologie haïtienne pour éclairer ces pratiques et définir une pensée globale de la production musicale haïtienne.

Les chercheurs venus de toute l’Amérique Latine ont évoqué différents aspects de la musicologie: théorie, esthétique, histoire de la musique, création et critique musicales, rapports de la musique avec d’autres branches scientifiques, biographies de musiciens de la région ou encore projets précis de musicologie appliquée.
Des contacts ont été pris avec diverses institutions et des musicologues cubains spécialistes de l’héritage haïtien à Cuba.

Plus d’info:
– Casa de las Américas