Dialogue culturel binational : des groupes à l’unisson

Rara haïtiens et Gagá dominicains se sont rencontrés du 4 au 7 juin en République Dominicaine dans le cadre du projet « Dialogue Culturel Binational », qui vise à renforcer la collaboration binationale dans le domaine de la culture et de la communication. 

Lundi 6 juin 2022, c’est une véritable fête qui a clôturé cette rencontre de 48 heures. La petite cour du Portal de la Cultura, dans la zone coloniale de Santo Domingo, était bondée et l’ambiance très festive entre le Gagá La 30 de San Pedro de Macoris et le rara Follow Jah de Pétion-ville. Entendre les musiciens dominicains entonner les chants créoles, et les tambours et vaccines des deux pays ne former qu’un seul rythme, traduisait avec brio le succès de ce dialogue binational, entamé la veille entre les formations des deux pays. Plus tôt, dans l’après-midi, rara et gagá avaient conjugué leurs savoirs au cours d’un atelier dans ce même lieu. 

Un séminaire, au Musée d’Art Moderne, avait réuni le matin même, les représentants des rara et gagá, chercheurs et étudiants autour d’un panel constitué de Dagoberto Tejeda, Carlos Andujar, Roldán Mármol (République dominicaine), Jean-Mozart Féron, Jean Sergo Louis (Haïti). C’était l’occasion de revenir sur l’histoire et le présent de ces bandes si particulières à l’île.

Présent dans l’ensemble du territoire haïtien, le Rara adopte des formes variées qui lui valent d’être inscrit, depuis 2019, sur le Registre du Patrimoine Culturel Immatériel Haïtien du Ministère de la Culture, en tant que « Rara et ses différentes manifestations territoriales ». Aux côtés des formes les plus traditionnelles qui perdurent dans les campagnes haïtiennes, on trouve désormais une multiplicité de pratiques qui varient en fonction du contexte, de l’instrumentation, de la période de sortie ou encore des parts du festif et du religieux.  

En République dominicaine, arrivé au début du XXème siècle avec les ouvriers agricoles haïtiens de la canne à sucre, le Rara a évolué de manière autonome pour devenir une manifestation culturelle à part entière de la culture populaire dominicaine dénommée Gagá. Cette expression culturelle désormais commune aux deux pays permet de mettre en évidence leur histoire partagée, l’attachement des populations à leurs traditions et la lutte pour la reconnaissance de leurs droits culturels.

Dimanche 5 juin, la délégation haïtienne arrivée à San Pedro de Macoris, à l’Est de Santo Domingo était accueillie par les organisateurs dominicains, les fondations Cofradía et Funtepod, autour du Gagá La 30. 

C’est en réponse à l’appel à propositions « Échanges entre citoyens dans les domaines de l’éducation, de la culture et du sport », lancé par l’Union européenne dans le cadre du programme de coopération binationale, que deux entités haïtiennes, la Fondation Haïti Jazz et l’Association Caracoli, ont proposé le projet « Dialogue Culturel Binational / Diálogo Cultural Binacional », et inclus cette expression culturelle commune aux deux pays qui met en évidence leur histoire partagée.

Fin juillet, ce sera au tour d’Haïti d’accueillir ces rencontres. Une opportunité unique pour les musiciens, les chercheurs et les étudiants d’échanger sur cette tradition populaire commune aux deux pays de l’île.

Photos Pierre Michel Jean

Vidéo Piso Tres Creativa

Dialogue culturel binational: quand les rara/gagá se rencontrent

Haiti/République Dominicaine, le 23 mai 2022 : Rara haïtiens et Gagá dominicains se rencontrent du 4 au 7 juin en République Dominicaine dans le cadre du projet « Dialogue Culturel Binational », qui vise à renforcer la collaboration binationale dans le domaine de la culture et de la communication. Fin juillet ce sera au tour d’Haïti d’accueillir ces rencontres. Une opportunité unique pour les musiciens, les chercheurs et les étudiants d’échanger sur cette tradition populaire commune aux deux pays de l’île.

Le dimanche 5 juin, la délégation haïtienne qui participe à cet échange culturel sera accueillie en République dominicaine à San Pedro de Macoris, à l’Est de Santo Domingo par les organisateurs dominicains, les fondations Cofradía et Funtepod, autour du Gagá La 30. 

Le lendemain, lundi 6 juin, à Santo Domingo, représentants des rara et gagá, chercheurs et étudiants se retrouveront au Musée d’Art Moderne pour un séminaire. 

Celui-ci sera suivi d’un atelier de percussion et d’une démonstration des rara/gagá dans la zone coloniale de la capitale dominicaine.

Présent dans l’ensemble du territoire haïtien, le Rara adopte des formes variées qui lui valent d’être inscrit, depuis 2019, sur le Registre du Patrimoine Culturel Immatériel Haïtien du Ministère de la Culture, en tant que « Rara et ses différentes manifestations territoriales ».

En République dominicaine, arrivé au début du XXème siècle avec les ouvriers agricoles haïtiens de la canne à sucre, le Rara a évolué de manière autonome pour devenir une manifestation culturelle à part entière de la culture populaire dominicaine dénommée Gagá.

C’est en réponse à l’appel à propositions « Échanges entre citoyens dans les domaines de l’éducation, de la culture et du sport », lancé par l’Union européenne dans le cadre du programme de coopération binationale, que deux entités haïtiennes, la Fondation Haïti Jazz et l’Association Caracoli, ont proposé le projet « Dialogue Culturel Binational / Diálogo Cultural Binacional », et inclus cette expression culturelle commune aux deux pays qui met en évidence leur histoire partagée.

La délégation haïtienne en visite en République Dominicaine est composée de : 

  • Bande à pied Follow Jah (14 membres).
  • Kesler Bien-Aimé, responsable de la culture à la Commission nationale de coopération avec l’UNESCO.
  • Jean-Mozart Féron, universitaire (depuis le Canada)
  • Jean Sergo Louis, universitaire
  • Eliezer Guerisme, chargé de production Caracoli
  • Pascale Jaunay, directrice Caracoli
  • Pierre Michel Jean, photographe
  • Pascal Joseph, président de la bande à pied Follow Jah
  • Victor Pascal, dirigeant du Rara Vapeur de Florida
  • Junior Ulysse, dirigeant du Rara Sainte Rose Gros Bœuf, et président de l’Union des Raras de Léogâne (URAL).

Télécharger le dossier de presse ici

Dans la presse :

Accélérateur de festivals CIIF-CDB

Mercredi 30 mars a eu lieu la première session de formation dans le cadre de l’Accélérateur de festivals CIIF-CDB mis en œuvre par la fondation CASELI et les associations Caracoli et Tamise. Jhonson Vilson, de la fondation CASELI/HaitiStartUpTalent a présenté le modèle économique de l’entreprise aux participants qui ont suivi la séance en présentiel et à distance. L’Accélérateur de festival CIIF-CDB encadre 10 festivals (30 participants) jusqu’au 30 juin dans le but de créer des modèles de festival évolutifs, reproductibles et lucratifs.

Mercredi 6 avril, l’Accélérateur de festivals CIIF-CBD a tenu sa deuxième séance de formation sur la proposition de valeur, réalisée par Jhonson Vilson, de la fondation CASELI/Haiti Start Up Talent dans le cadre du partenariat avec les associations Caracoli et Tamise. Celles-ci entameront les modules plus spécifiquement liés à la gestion culturelle à partir du mercredi 13 avril. Pendant 3 mois, l’Accélérateur de festival CIIF-CDB permettra aux 30 participants d’améliorer leur proposition de festivals en croisant les perspectives entrepreneuriales et culturelles.

La première séance sur la gestion culturelle a eu lieu le mercredi 13 avril dans les locaux du Centre culturel Pyepoudre, généreusement mis à la disposition de l’Accélérateur de festivals CIIF-CDB.La séance a porté sur l’analyse du marché des Industries Culturelles et Créatives en Haïti. Milena Sandler de la Fondation Haïti Jazz a exposé les expériences de commercialisation réalisées au sein du Festival International de Jazz de Port-au-Prince (PapJazz) depuis sa fondation tandis que Judith Michel, de Umanum, a élargi la réflexion à d’autres domaines du secteur culturel en Haïti, en tenant compte des évolutions en cours.

Jusqu’à présent, les institutions publiques locales et internationales sont les principales sources de financement des festivals culturels. A quelle logique obéissent-elles ? Comment concevoir et présenter un projet qui puisse répondre à leurs attentes ? Les intervenants de la séance du 20 avril, Pascale Jaunay, de l’association Caracoli et Gary Lubin, de l’association Tamise, ont partagé leurs connaissances sur le sujet.

Jhonson Vilson est un des intervenants mandatés par la Fondation CASELI dans le cadre de l’Accélérateur de festivals CIIF-CDB. Jhonson Vilson est détenteur de maîtrise en Finance d’entreprise et en management des ONG et Associations. Il a 13 ans d’expérience dans la création et la gestion des entreprises en Haïti. Il est notamment spécialisé dans le développement des plans d’affaires et la réalisation d’études de marché et d’études de faisabilité des projets de développement économique. Pour l’Accélérateur de festivals CIIF-CDB, c’est lui qui a réalisé les séances sur le modèle économique de l’entreprise, la proposition de valeur et le plan d’affaires.

Toujours dans l’idée d’élaborer un modèle économique pour les festivals, la séance du mercredi 4 mai s’est attardée sur les relations avec les partenaires privés, notamment les compagnies susceptibles de sponsoriser les activités culturelles en Haïti. Après les clarifications apportées par Pascale Jaunay sur les séances antérieures, Laurence Magloire a partagé son expérience au sein de la fondation MWÈM et de Fast Forward avec le Festival de l’Amitié, Sinema Anba Zetwal, Mobicine, MWÈMtv, etc.

La séance du mercredi 11 mai a porté sur la communication spécifique aux festivals, grâce aux interventions de Milena Sandler de la Fondation Haïti Jazz et de Karl Foster Candio de la Fondation Connaissance et Liberté (FOKAL). Une séance supplémentaire autour du marketing complètera les modules sur la communication dans le cadre de l’Accélérateur de Festivals CIIF CDB et les participants se livreront bientôt à des exercices de communication sur les réseaux sociaux … à suivre …

Clôture du Programme AROCH

Pétion-Ville le 1 avril 2022 – Pour marquer la clôture du programme AROCH « Action pour le Renforcement des Organisations Culturelles Haïtiennes », les responsables du programme, Fondation Haïti Jazz (demandeur principal) et Caracoli (codemandeur) ont invité, ce 31 mars,  l’ensemble des entités haïtiennes bénéficiaires de subvention ainsi que les partenaires du programme et les membres de la presse, à se réunir autour d’un cocktail au restaurant La Réserve à Pétion-Ville. 

Le programme AROCH, financé à travers l’Union européenne dans le cadre de son programme de renforcement de la société civile, a débuté en avril 2020 avec les objectifs suivants :

  • Renforcement des capacités professionnelles des opérateurs culturels et des techniciens son et lumière
  • Renforcement des capacités opérationnelles des organisations à travers la mise en œuvre de leurs événements culturels 
  • Valorisation des femmes à des postes de décision 
  • Sensibilisation à la gestion écoresponsable des événements culturels 
  • Constitution de réseaux professionnels

En 2 ans, le programme AROCH a eu les résultats suivants :

17 organisations œuvrant dans divers secteurs de la culture ont bénéficié d’un soutien financier pour l’organisation de leur événement culturel et/ou le renforcement de leurs activités, d’un suivi technique et administratif, et leurs représentants ont reçu, le cas échéant, des formations à Port-au-Prince, Jacmel, Cap Haïtien et Cayes (avec le soutien de l’Ambassade de Suisse en Haïti), en procédures administratives et comptables, organisation d’événement, techniques de son et lumière, étayées par 3 manuels didactiques ou documents de référence.

  1. Alliance française du Cap-Haïtien
  2. Alliance française de Jacmel
  3. Association 4 Chemins 
  4. Ayitidans
  5. Ayiti Mizik 
  6. Ayiti Vèt 
  7. Azuei 
  8. Brigade d’intervention théâtrale Haïti
  9. Centre d’Art 
  10. Sine Nouvèl
  11. Fondation AfricAméricA  
  12. Fondation Mwèm 
  13. Foudizè 
  14. Jacmel Jazz festival 
  15. Kolektif 2 dimansyon (K2D)
  16. Les Rescapés 
  17. Théâtre Toupatou 

AROCH en chiffre, c’est :

  • 23 projets culturels (danse, art visuel, musique, théâtre / théâtre forum, photographie, cinéma et vidéo) ont été renforcés à travers leurs structures.
  • 140 professionnel.les au niveau national ont bénéficié de formations en gestion culturelle et en procédures administratives et comptables à Port-au-Prince, au Cap-Haïtien, à Jacmel et aux Cayes (avec le soutien de l’Ambassade de Suisse en Haïti). 
  • 37 professionnel.les du son et de la lumière, sélectionnés au niveau national, en provenance de 5 départements, sur 3 niveaux (débutant, intermédiaire et avancé), ont bénéficié de formation technique et de stage pratique en Haïti (PAPJAZZ), et en France.
  • 40% des opérateurs bénéficiaires sont des femmes.
  • La majeure partie des événements bénéficiaires du projet ont intégré au moins 1 principe écoresponsable dans la mise en œuvre de leur activité, en remplaçant les éléments de promotion en papier par l’utilisation d’éléments de promotion dématérialisés sur les réseaux sociaux.
  • 4 réseaux ont été mis en place : 

1 réseau général AROCH, 1 réseau spécifique à Jacmel, 1 réseau spécifique au Cap Haïtien, et 1 autre réseau à travers le projet Zikonnect (monétisation et promotion de la musique en ligne) à travers Ayiti Mizik. En tout, près de 200 opérateur.trice.s, artistes et organisations sont en réseau et partagent des informations.

Photo : Valérie Baeriswyl 

Restitution de la résidence artistique binationale « Carnaval et traditions »

Santo Domingo, le 25 mars 2022 : C’est le 24 mars qu’a été présentée la restitution de la première activité du “Dialogue culturel binational”. Le fruit de cette résidence artistique, initiée par le programme « Dialogue culturel binational / Diálogo cultural binacional », conçu et mis en œuvre par la Fondation Haïti Jazz et l’association Caracoli, dans le cadre du programme de coopération binationale financé par l’Union européenne, est un beau succès d’équipe. Outre les 5 marionnettes géantes de Carnaval, cet événement de restitution à la Quinta Dominica donne lieu à une exposition des photos des ateliers, ainsi qu’à la projection du documentaire sur le projet dans son ensemble.

En janvier 2022 – Luis Rivas, de la République dominicaine, et Louvenson Saint Juste, d’Haïti – ont réuni un groupe de dix artistes émergents dans un atelier d’art dans la ville dominicaine de San Cristobal afin d’explorer les moyens novateurs de célébrer les Carnavals séculaires des deux pays. Quelque temps plus tard, en prélude au carnaval, certaines des œuvres créees en République Dominicaine, ont voyagé pour aller trouver Ernst Payen (Papouche), artiste plasticien de Jacmel, afin qu’il y apporte sa touche artistique.

Les artistes des deux pays ont échangé leurs savoirs et leurs approches pour intégrer des matériaux recyclés dans leurs masques et costumes de Carnaval. Le résultat, haut en couleur, était aussi un message en faveur du recyclage, d’une plus grande durabilité et d’une meilleure protection des ressources environnementales des îles des Caraïbes. Que ce soit à Jacmel ou à San Cristobal, les participants aux ateliers de création ont utilisé des sacs et des bouteilles en plastique, du verre, des textiles et du métal, et d’autres déchets, pour créer ces magnifiques marionnettes qui ont été intégrées dans les défilés de Carnaval à Jacmel, en Haïti, et de Saint-Domingue, en République Dominicaine.

Cette résidence artistique constituait la première expérience de cette « saison culturelle » binationale. Elle met en lumière, avec force, les riches héritages culturels et artistiques des deux nations et jette des ponts par le biais de l’art, du Carnaval et d’un amour partagé pour l’île qui nous sert de foyer. Quelle plus belle manifestation de cette collaboration culturelle que ce résultat concret, vibrant et créatif qui s’expose dans l’événement le plus populaire des cultures caraïbes ! 

Dans la presse :

Accélérateur de festivals CIIF-CDB : résultats de l’appel à candidatures

La Fondation Caseli et les associations Caracoli et Tamise sont heureuses d’annoncer les résultats de l’appel à candidatures pour l’Accélérateur de festivals proposé dans le cadre du Fonds d’innovation pour les industries culturelles et créatives (CIIF) de la Banque Caribéenne de Développement.

1) Atelier Soleil

2) BITH Haïti

3) Festival Cinecolo-Haïti

4) Collectif pour la Promotion des Arts Urbains et de l’Art (CPAUAC)

5) Association Foudizè Théâtre

6) Jacmel Jazz festival

7) Asosyasyon Kiltirèl Krèm-Lank

8 ) MOLICAJ

9) Òganizasyon pou Promosyon Rad Ayisyen (OPPRA)

10) Vive Haiti Livres

Nous félicitons ces organisations et nous prendrons contact avec elles très prochainement pour leur communiquer le détail des activités.

Appel à candidatures pour l’accélérateur de festivals CIIF-CDB

La Fondation Caseli et les association culturelles Caracoli et Tamise publient aujourd’hui l’appel à candidatures pour l’accélérateur de festivals qu’elles mettent en œuvre conjointement, dans le cadre du Fonds d’innovation pour les industries culturelles et créatives (CIIF) de la Banque Caribéenne de Développement.

Concept issu du monde de l’entrepreneuriat, un accélérateur est un programme d’accompagnement proposé aux entreprises existantes pour leur permettre d’atteindre une phase supérieure de développement, en leur offrant formation, conseil et financement. Pour la première fois en Haïti, des professionnels expérimentés de la gestion et des affaires s’associent à des experts du monde culturel pour concevoir une formation permettant aux organisateurs de festivals de développer leur réflexion et leur assise commerciale : l’accélérateur de festivals du CIIF-CDB.

Pendant 4 mois, les 10 équipes sélectionnées (3 personnes par équipe) recevront une formation gratuite, à raison de 5 heures par semaine, réalisée par des professionnels reconnus, et couvrant les thèmes spécifiques de la gestion entrepreneuriale et du secteur culturel. Ils bénéficieront d’un réseau de mentors qui suivront leur progression jusqu’à la fin du programme, où des prix récompenseront les équipes les plus performantes.

L’appel à candidatures pour l’accélérateur de festivals du CII-CDB est ouvert jusqu’au 28 février sur le lien suivant : https://forms.office.com/pages/responsepage.aspx?id=QnxPvmXl5kC4HP3wGvySDBrnLt_OIQdNt7Nnw1LNgURUMDIwWUlMSlJXWFg1QUxQMDJPOUM0TlU4MS4u

Plus d’informations :

Caseli :

Depuis 2018, la Fondation CASELI (Centre d’Appui et de Services pour les Entreprises Locales et Internationales) se consacre au développement de l’entrepreneuriat rural et du leadership innovant, en fournissant des services de conseil, pour construire des moyens de subsistance durables en Haïti. Elle agit en tant qu’opérateur local pour appuyer les entreprises agro-industrielles, Petites et Moyennes Entreprises (PME) et MPME. 

Elle met en œuvre des incubateurs d’entreprise sous la bannière Haïti Start Up Talent.

Caracoli :

Engagée initialement dans le secteur musical et la représentation internationale de groupes musicaux haïtiens, l’association Caracoli a étendu son expertise dans le domaine culturel à travers la connaissance des industries culturelles et créatives, la conception et mise en œuvre de projet culturel et le renforcement des organisations culturelles haïtiennes. Elle collabore avec Tamise pour l’organisation des Rencontres des Musiques du Monde.

Tamise :

Reconnue par le Ministère de la Culture et de la Communication en 2000, Tamise est une association culturelle sans but lucratif dirigée par Gary Lubin, opérateur culturel, promoteur d’artistes et réalisateur de spectacles. Les principaux objectifs de l’association sont la promotion de la culture haïtienne et la stimulation des échanges culturels internationaux avec Haïti. L’association Tamise organise  depuis 8 ans le Festival Rencontres des Musiques du Monde.

Fonds d’innovation pour les industries culturelles et créatives (CIIF) : è

Dirigé par la Banque de Développement des Caraïbes (CDB), le CIIF a été conçu comme un fonds multilatéral afin de soutenir le développement du secteur des Industries Créatives (IC). Le CIIF Haïti est un programme de financement et d’assistance technique dédié spécifiquement à la République d’Haïti afin d’accroître la compétitivité des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) en commençant par les sous-secteurs des arts visuels, des festivals et de la mode. Il est mis en œuvre en collaboration avec la Fondation Connaissance et Liberté (FOKAL).

Dans la presse:

Fin du cycle de formation en management culturel organisé par Caracoli dans les villes de province (Cap-Haïtien, Cayes, Jacmel)

Après les séances réalisées à Cap-Haïtien et aux Cayes, c’est Jacmel qui a accueilli la dernière formation en management culturel organisée par l’association Caracoli, dans le cadre du programme AROCH (Action pour le Renforcement des Organisations Culturelles Haïtiennes), financé par l’Union européenne.

En deux ans, 73 personnes, représentant 53 organisations, ont pu être touchées par ces formations.

De plus, pour l’année 2021-2022, grâce au projet de « Contribution à la formation des acteurs culturels haïtiens », l’Ambassade de Suisse en Haïti a permis, non seulement de réaliser les formations dans des conditions optimales, mais aussi de les étendre à une troisième ville, les Cayes, et d’atteindre 15 personnes de plus, représentant 13 organisations supplémentaires.

Pour cette dernière formation dans la ville de Jacmel, du 15 au 18 février 2022, 18 candidats ont été sélectionnés, à partir de 26 candidatures reçues. Les séances ont eu lieu au Centre culturel Maurice Cadet, qui a mis généreusement mis ses locaux à disposition des organisateurs.

La formation a suivi le programme prévu en couvrant les thèmes relatifs à la production, à la gestion et à la communication d’événements culturels. Les participants ont reçu des informations, des conseils et des recommandations, ainsi que des outils, un guide de référence et des documents-type, qui leur permettront de renforcer leurs compétences et d’améliorer la qualité des événements qu’ils présentent régulièrement.

Pour clore la formation, une activité de réseautage, co-organisée avec les participants, les a amenés à concevoir une présentation synthétique de leur organisation et à la présenter en public, devant des invités de la place, sous forme de « pitch ». Le document produit leur servira de carte de visite pour leurs activités à venir et témoignera d’autre part de la variété et de la vitalité des organisations culturelles du Sud-Est.

Les organisations présentes étaient les suivantes :

  • Action commune pour l’encadrement des personnes handicapées (ACCENH)
  • Acti-velo
  • Alliance Française de Jacmel
  • Association Communautaire pour le Développement de Meyer (ASCODEM)
  • Bagèt Lakou
  • Bibliothèque Arthur Mégie de Cayes-Jacmel
  • Bibliothèque Ovigo Théodore de Belle Anse
  • Centre Culturel Charles Moravia
  • Centre Culturel Maurice Cadet
  • Ecole de Musique Nemours Jean-Baptiste
  • Jacmel Jazz Festival
  • Les Editions Pulucia
  • Mouvement AZUEI
  • Petit Lectorat
  • Organisation des universitaires valléens pour le progrès (OUVAP)
  • Sibelle Haïti

Les participants resteront en contact grâce à un groupe WhatsApp pour partager les informations relatives à la vie culturelle de Jacmel et les opportunités offertes au secteur culturel dans son ensemble.

Dans la presse:

Appel à candidatures pour la formation en management culturel – Jacmel

JACMEL – 15 / 18 FÉVRIER 2022

Contexte

Le programme AROCH (Action pour le Renforcement des Organisations Culturelles Haïtiennes), mis en œuvre par la Fondation Haïti Jazz en collaboration avec l’association Caracoli et financé par l’Union européenne, vise à renforcer les organisations culturelles haïtiennes dans leurs capacités à produire des événements culturels, grâce à plusieurs dispositifs, dont les formations en gestion culturelle.

Pour l’année 2021-2022, grâce au support de l’Ambassade de Suisse en Haïti, à travers le projet de « Contribution à la formation des acteurs culturels haïtien », les formations en gestion culturelle se tiendront dans 3 villes : Jacmel, Cayes, Cap Haïtien.

Critères d’éligibilité des candidats

Le présent appel à candidatures s’adresse à des opérateurs culturels (membres d’associations culturelles, organisateurs d’événements culturels, responsables de services culturels ou animateurs culturels, etc.), qui doivent démontrer au moins deux ans d’exercice dans le secteur culturel. 

Les places sont limitées à 15 personnes par séance.

Modalités d’inscription et d’admission

Le(a) candidat(e) doit remplir le formulaire d’inscription ci-joint et l’envoyer à l’adresse contact@caracoli-haiti.com accompagné d’un CV et d’une lettre de recommandation d’une organisation culturelle reconnue, avant le mercredi 2 février 2022.

Les places reviennent en priorité aux bénéficiaires du programmes AROCH et aux organisations associées, aux professionnels recommandés par eux et par l’Ambassade de Suisse en Haïti.

Les candidats sélectionnés recevront un courrier de confirmation avec les détails de la formation.

Télécharger le formulaire d’inscription

Dates et lieu de la formation :

Du mardi 15 au vendredi 18 février 2022

Centre culturel Maurice Cadet, 80, Rue Alcius Charmant Jacmel

PROGRAMME DE LA FORMATION

La formation s’appuie principalement sur les connaissances de terrain des opérateurs, afin de développer leurs compétences et d’optimiser leurs résultats.

Trois journées et demi de formation théorique sont données, à partir d’un manuel didactique (produit dans le cadre du programme AROCH), menée par 2 intervenants locaux, sur les sujets suivants :

  • Organisation : planification, contrats et autorisations légales, logistique, régie générale, etc.
  • Gestion : budget, recherche de financement, rapport, etc.
  • Communication : publicité, promotion, relations de presse, nouvelles technologies, produits dérivés, etc.
  • Constitution de réseau : séance de réseautage avec des professionnels et responsables institutionnels locaux et nationaux (représentants du Ministère de la Culture et de la Communication, Autorités locales, institutions culturelles de référence, etc.).

Cette formation en management culturel bénéficie du support du programme AROCH financé par l’Union européenne, de l’Ambassade de Suisse en Haïti et du Centre culturel Maurice Cadet.

Dans la presse :

Rencontres des Musiques du Monde : Spécial Haïti-Bénin

Confronté aux aléas de l’actualité locale et internationale, le festival « Rencontres des Musiques du Monde » se réinvente en proposant une édition « Spécial Haïti-Bénin », du 25 janvier au 1er février 2022.

Dans un premier temps, en lieu et place de l’édition qui aurait dû se dérouler en juin 2021, le festival a réalisé une émission en ligne, intitulée “D’un toit à l’autre”. Les concerts en présentiel ont été reportés au début du mois de décembre 2021. Malheureusement, à cette date, la situation dans la capitale haïtienne n’a pas permis de garantir la réalisation des activités dans les conditions suffisantes pour les artistes, les équipes et le public. 

Le festival a donc choisi de se réinventer une fois de plus en proposant une résidence de création basée sur la rencontre des artistes Donaldzie (Haïti) et Teriba (Bénin). La résidence permet ainsi de maintenir l’esprit du festival et de la « rencontre », en croisant des artistes qui étaient initialement programmés en présentiel. Dans un moment où la vie culturelle est considérablement réduite à Port-au-Prince, elle permet également de les maintenir actifs et de leur offrir l’occasion de se concentrer sur leur création. Enfin, elle offre la possibilité de se projeter dans le futur, dans la mesure où ces créations sont des formes légères qui pourront être présentées non seulement lors de nos prochaines éditions du festival « Rencontres des Musiques du Monde » mais aussi à l’occasion de grands rendez-vous régionaux et internationaux programmés par des partenaires de notre réseau.

Le programme des activités de cette édition « Spécial Haïti-Bénin » des Rencontres des Musiques du Monde sera constitué de la sorte :

  • Résidence de création Donaldzie Théodore / Teriba du 26 au 30 janvier 2022
  • Concert à la Maison Dufort, en partenariat avec le Centre d’Art, dans le cadre de l’expostion « Vives », le samedi 29 janvier à 4PM (gratuit dans la limite des places disponibles)
  • Atelier percussion ouvert aux femmes percussionnistes avec Teriba, dans les locaux de l’Organisation Internationale de la Francophonie, Peguyville, le lundi 31 janvier (renseignements / inscription : 38 28 84 42)

Donaldzie Théodore

Jeune chanteuse et pianiste, Donaldzie Théodore  a partagé la scène avec Emeline Michel dans  un live réalisé en mars passé, à l’occasion de la journée des Droits des Femmes. 

https://lenouvelliste.com/article/219635/donaldzie-theodore-et-son-piano-une-lune-de-miel-sans-fin

Teriba

« Teriba » signifie « humilité » en yoruba. Les soeuurs « Teriba » ont été révélées par leur premier album Gan Na Ho, paru en 2006. A travers leurs créations, elles ont à cœur de valoriser le patrimoine culturel béninois, par le biais de musiques et d’instruments traditionnels, tels que le massé, le tchink ou encore le tambour bemdré. 

https://musique.rfi.fr/actu-musique/musique-africaine/20121213-trio-teriba-benin-akpe