« Rara jodi a e demen » : restitution du dimanche 12 décembre 2021

Restitution du projet « Rara jodi a e demen » dans les locaux de l’école Institution de formation intégrale, à Berthé, le dimanche 12 décembre 2021,en présence de Pascale Jaunay, Jean Sergo Louis, Gahri Lubin, Phalonne Pierre Louis, Pascal Joseph, Réginald Joseph, Mirthasia Thelemaque, Laurence Durand, Coralie Price Mars, MWEMtv, Sophia Etienne, Bande à pied Follow Jah de Pétion-ville, les participants du projet et la communauté de Berthé.

Le projet « Rara jodi a e demen » a bénéficié du soutien de la FOKAL et de l’UNFPA et de la collaboration des écoles : Collège Frères Paul, Institution Mixte de la Formation intégrale et l’Institution mixte América de Pétion-ville.

« Rara jodi a e demen » : une expérience participative pour la réappropriation du Rara

Les participants avec le professeur Jean Casimir

Depuis le début du mois de septembre, l’association Caracoli a réuni une quarantaine de jeunes du quartier de Berthé pour mettre en œuvre le projet « Rara jodi a e demen » afin de mieux comprendre ce que peut représenter le Rara pour les habitants de ce quartier de Pétion-ville.

Pour ce faire, le projet se déroule selon trois axes de travail, où les jeunes participants sont les acteurs des recherches de terrain, les organisateurs des activités culturelles et les responsables de la couverture médiatique du projet.

Un premier groupe de travail, baptisé « Chache konnen », réuni sous la responsabilité du professeur Jean Sergo Louis, mène des recherches de terrain dans le quartier, à partir d’un questionnaire sur le Rara, sur sa pratique et sa perception à travers les générations, des habitants les plus âgés aux plus jeunes.

En parallèle, le groupe de travail « Mete sou pye », dirigé par Gary Lubin, organise des séances de ciné-débat pour élargir les connaissances sur le Rara en général. La première séance a évoqué la variété des formes de Rara en Haïti, à partir de plusieurs vidéos et d’un extrait du film « Toro Lacou », présenté par son réalisateur, Pierre Michel Jean. Après avoir montré des images de Rara de l’étranger (Cuba, République dominicaine, Etats-Unis), la seconde séance a bénéficié de la participation de Elizabeth McAlister, professeur de religion à l’université Wesleyan de Middletown et auteur d’un ouvrage de référence sur le sujet Rara ! Vodou, Power and Performance in Haiti and its Diaspora. Pour replacer le Rara au sein de l’Histoire d’Haïti, la troisième séance a donné la parole au professeur Jean Casimir. Enfin, la quatrième et dernière séance a évoqué différents projets en cours autour du Rara, tels que le festival de Rara de Paillant, les expériences de KORAL dans le Sud ou encore le travail de la Commission nationale de coopération avec l’UNESCO, que Kesler Bien Aimé a détaillé devant les participants.

A chaque fois, « Imaj nou », le troisième groupe de travail, encadré par Phalonne Pierre Louis, était présent pour réaliser la couverture photographique des activités. Il produira également une exposition de photographies à partir des résultats des recherches de terrain du groupe « Chache konnen ».

La clôture du projet aura lieu le dimanche 12 décembre dans les locaux de l’Institution de formation intégrale de Berthé (Pétion-ville), à partir de 3PM, en présence des participants qui présenteront le résultat de leur travail, et des groupes Ti Follow et Follow Jah, qui assureront l’animation musicale. 

Le projet « Rara jodi a e demen » bénéficie du soutien de la FOKAL et de l’UNFPA et de la collaboration des écoles : Collège Frères Paul, Institution Mixte de la Formation intégrale et l’Institution mixte América de Pétion-ville.

Sur le net :

Muselles : « Rara jodi a e demen », pour une autre perception du Rara

Nouvèl FOKAL : Rara jodi a e demen, une expérience participative pour la réappropriation du Rara

Dernier « Dimanch pale Rara »

La quatrième et dernière séance « Dimanch pale Rara » a porté sur différents projets en cours actuellement, autour du Rara, tels que : le festival de Paillant, le travail de l’organisation KORAL avec les Rara du Sud, ou encore les démarches réalisées par la Commission nationale de coopération avec l’UNESCO. Kesler Bien Aimé, spécialiste Culture au sein de cette institution, a présenté le cadre général des conventions de l’UNESCO et le travail réalisé en Haïti pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel dont le Rara fait partie.

Cette dernière séance mettait un terme au cycle de projection-débat réalisé sur le Rara dans le cadre du projet Rara jodi a e demen.

La clôture du projet aura lieu le dimanche 12 décembre prochain dans les locaux de l’Institution Mixte de la Formation intégrale, à Berthé, à partir de 3hPM.

Le projet « Rara jodi a e demen » bénéficie du soutien de la FOKAL et de l’UNFPA et de la collaboration des écoles : Collège Frères Paul, Institution Mixte de la Formation intégrale et l’Institution mixte América de Pétion-ville.

Troisième « Dimanch pale Rara »

Après les séances précédentes qui portaient sur la variété du Rara en Haïti et l’existence du Rara à l’étranger, le troisième « Dimanch pale Rara » a eu le plaisir d’accueillir le professeur Jean Casimir dans une séance consacrée au Rara dans l’Histoire d’Haïti. Les participants du projet et leurs invités ont pu échanger sur le sujet et questionner les rapports de pouvoir qui structurent la société haïtienne dans ses aspects économiques, politiques et culturels. La discussion a permis de mettre en résonnance les expériences personnelles des participants, les activités de terrain menés par le groupe « Cheche konnen » sur le Rara dans Berthé, et la trame plus large de l’Histoire haïtienne.

La quatrième et dernière séance, prévue pour le dimanche 5 décembre à 3PM portera sur les différents projets actuellement en cours en Haïti autour du Rara.

Le projet « Rara jodi a e demen » bénéficie du soutien de la FOKAL et de l’UNFPA et de la collaboration des écoles : Collège Frères Paul, Institution Mixte de la Formation intégrale et l’Institution mixte América de Pétion-ville.

Deuxième « Dimanch pale Rara »

Dans le cadre du projet « Rara jodi a e demen », Caracoli, les participants au projet et les habitants de Berthé ont accueilli la seconde séance de ciné-débat sur le thème du Rara, le dimanche 14 novembre passé, dans les locaux de l’Institution mixte América de Pétion-ville.
Cette seconde séance portait sur le Rara à l’étranger. Plusieurs extraits de films ont été visionnés, sur le Rara à Cuba, en République dominicaine et à New York.

L’invitée était Elizabeth McAlister, professeur de religion à l’université Wesleyan de Middletown, CT, auteur du livre, Rara! Vodou, Power, and. Performance in Haiti and its Diaspora (2002). Elle a répondu aux questions du public en visioconférence.

La séance était co-organisée par les participants à l’atelier « Mete sou pye ». La couverture photo était assurée par les participants à l’atelier « Imaj nou ».
La prochaine séance prévue pour le dimanche 28 novembre à 3PM portera sur le Rara dans l’Histoire d’Haïti.

Le projet « Rara jodi a e demen » bénéficie du soutien de la FOKAL et de l’UNFPA et de la collaboration des écoles : Collège Frères Paul, Institution Mixte de la Formation intégrale et l’Institution mixte América de Pétion-ville 

Premier « Dimanch pale Rara »

Dans le cadre du projet « Rara jodi a e demen », Caracoli, les participants au projet et les habitants de Berthé ont accueilli la première séance de ciné-débat sur le thème du Rara, le dimanche 31 octobre passé, dans les locaux de l’Institution mixte América de Pétion-ville.
Cette première séance portait sur la variété du Rara en Haïti. L’invité était le réalisateur Pierre Michel Jean qui a montré et commenté un extrait de son film documentaire « Toro La Cou ».
La séance était co-organisée par les participants à l’atelier « Mete sou pye ». La couverture photo était assurée par les participants à l’atelier « Imaj nou ».

La prochaine séance prévue pour le dimanche 14 novembre à 3PM portera sur le Rara à l’étranger.

Le projet « Rara jodi a e demen » bénéficie du soutien de la FOKAL et de l’UNFPA et de la collaboration des écoles : Collège Frères Paul, Institution Mixte de la Formation intégrale et l’Institution mixte América de Pétion-ville 

« Rara jodi a e demen »

Caracoli, qui encadre la bande à pied Follow Jah depuis plus de dix ans, met en œuvre un nouveau projet autour du Rara dans le quartier de Berthé, avec le soutien de l’UNFPA et de la FOKAL.

Faisant suite à des activités antérieures, où les habitants réunis en groupes de parole s’étaient exprimés sur le sujet, le présent projet vise à préciser la manière dont ils conçoivent le Rara dans leur quartier et son évolution : « Rara jodi a e demen ».

Pour ce faire, trois groupes, composés d’une douzaine de jeunes du quartier, travaillent simultanément. Tandis que l’un organise des séances de ciné-débat sur plusieurs thèmes relatifs au Rara en général, un autre groupe mène des recherches de terrain, en interrogeant les habitants sur leur expérience au sein du quartier. Le troisième groupe se charge de la couverture photographique du projet en illustrant son déroulement et ses résultats.

Commencée en septembre, l’expérience durera encore tout le mois de novembre jusqu’à la restitution finale prévue à Berthé, le 12 décembre 2021.Les séances de ciné-débat auront lieu dans les locaux de l’Institution mixte América de Pétion-ville (impasse Rivière, Berthé, Pétion-ville) :

– Dimanche 31 octobre

– Dimanche 14 novembre

– Dimanche 28 novembre

– Dimanche 5 décembre

Le Rara d’Haiti prêt pour la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente de l’UNESCO

Crédit photo : Andrea Ruffini

Caracoli et d’autres acteurs haïtiens engagés dans la sauvegarde du Rara se félicitent que le dossier technique en vue de l’inscription du Rara d’Haïti sur la « liste du Patrimoine Culturel Immatériel nécessitant une sauvegarde urgente » de l’UNESCO soit désormais prêt.

Cette démarche s’inscrit dans la continuation les efforts déployés depuis une dizaine d’années par l’État et d’autres parties prenantes pour sauvegarder le Rara, qui a été qualifié par l’UNESCO, en 2011, de « première tradition native d’Haïti ».

Parallèlement aux efforts continus des communautés, qui ont à réaliser cette fête annuelle, dans des conditions économiques et sociales chaque fois plus difficiles, le Ministère de la Culture et de la Communication a entrepris plusieurs actions. Dès 2004, il a, par exemple, encouragé la fondation de l’Union des Raras de Léogane (URAL), qui fédère entre les trente-deux bandes de la région et sert d’intermédiaire auprès de l’État et des autorités locales.

L’URAL a justement participé aux ateliers de renforcement des capacités communautaires portant sur la mise en œuvre locale de la Convention de 2003 de l’UNESCO, ateliers co-organisés par le Ministère de la Culture et de la Communication et l’UNESCO, en concertation avec le Bureau National d’Ethnologie (BNE) et la Commission Nationale Haïtienne de Coopération avec l’UNESCO, en 2019. Ces ateliers ont donné lieu, notamment, à la production d’un court-métrage documentaire sur le Rara de Léogane et à la réalisation d’une fiche d’inventaire dédiée.

Le Ministère de la Culture et de la Communication a également inscrit le Rara sur le Registre du Patrimoine Culturel Immatériel Haïtien en octobre 2019.

De son côté, Ref-culture a inclus cette pratique dans les manuels scolaires consacrés au Patrimoine Culturel Immatériel.

Enfin, Caracoli, qui encadre la bande à pied Follow Jah depuis plus de dix ans, a conçu et mis en œuvre plusieurs activités, parmi lesquelles un atelier pédagogique sur la musique du rara avec la bande à pied Follow Jah, présenté régulièrement dans les écoles en Haïti et à l’étranger, un atelier hebdomadaire de pratique musicale rara pour les enfants du quartier de Berthé (depuis 2016) ou encore une journée d’étude sur la musique du rara en 2014 avec l’Université d’État d’Haïti (IERAH/ISERSS) ou la publication d’un article sur le rara dans la musique haïtienne dans la revue Conjonction en 2014.

A noter que la Convention de l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel offre plusieurs dispositifs complémentaires au niveau international pour soutenir la sauvegarde : en plus de la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, une Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente, et un Registre des meilleures pratiques de sauvegarde.

Sur le net :

La bande à pied Follow Jah se met en quatre pour 2020

Josué Azor / Papjazz 2018

La bande à pied Follow Jah commence l’année avec un double défi en Haïti et à l’international. Convoqué comme chaque année pour le Festival international de jazz de Port-au-Prince, du 18 au 25 janvier, le groupe doit répondre aux mêmes dates à l’invitation du festival Santiago a Mil, à Santiago du Chili.

Le festival Santiago a Mil est un des principaux festivals des arts du spectacle (théâtre, musique, danse, cirque) d’Amérique Latine, qui a lieu, chaque année, au mois de janvier, dans la capitale et dans d’autres villes du Chili. Depuis sa fondation, en 1994, il a accueilli plus d’un millier de spectacles en provenance de quarante-six pays des cinq continents. Pour sa vingt-sixième édition, cette année, il présentera plus d’une centaine de spectacles chiliens et étrangers, à la fois dans la capitale et en province, jusqu’au 26 janvier.

Follow Jah aura à réaliser des ateliers avec des musiciens chiliens pour les intégrer à deux défilés qui auront lieu dans la commune de Recoleta, les samedi 25 et dimanche 26 janvier, en clôture du festival. Ce sera la première fois que le groupe jouera sur le continent américain, après avoir réalisé des tournées en Europe et dans les Caraïbes.

Parallèlement, une autre partie du groupe, qui compte en tout plus d’une vingtaine de musiciens, jouera tous les soirs dans le cadre du Festival international de jazz de Port-au-Prince, pour animer les entractes des soirées à l’hôtel Karibe et à l’Université Quisqueya.

Ce n’est pas la première fois que Follow Jah aura à répondre à plusieurs invitations simultanées, mais en ce début d’année, Follow Jah va devoir se mettre en quatre!

A noter que la bande à pied Follow Jah a bénéficié du soutien du Ministère de la Culture et de la Communication pour honorer l’invitation du festival Santiago a Mil.

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